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19 novembre 2007

Scoop-oup-pidou

 

 Dans cette note, des informations en avant première mondiale, mais pas de Kant - encore que, après tout Kant est partout, non ? Non.

 

Bon, les Gens de l'Internet, aujourd'hui je veux communiquer sur un fait trop souvent passé sous silence par la presse mondiale.

 

On nous parle de la grippe aviaire (ce qui est bien) (enfin pas la grippe) (vous m'avez comprise), de Brad Pitt (ce qui est encore mieux, sauf si c'est pour nous dire qu'il roucoule avec Angelina), et même parfois de Monsieur Duploc, boulanger à Pézerac de Bourgogne (mais pas trop), mais jamais on ne nous parle des dangers qu'il y a dans une activité d'apparence fort anodine, à savoir la cuisine.

 

Du coup, les Gens de l'Internet, j'ai décidé de mener une étude fine, pertinente et fort éclairante sur la question.

 

Avant toute étude, bien sûr, il faut déterminer le sujet d'étude. Ici, j'ai arbitrairement décidé de réduire le champ de l'étude aux seules brûlures.

 

Et puis il faut un échantillonnage hautement représentatif de la population mondiale - les ragondins étant exclus, ils cuisinent peu, on ne sait trop pourquoi ils ont un peu peur des pâtés et autres civets. Ici, l'échantillonnage hautement représentatif, c'est moi. (Je peux assurer à ceux qui pensent voir là la preuve que cette étude est truquée que je cuisine pour plusieurs.) (et si, du coup, vous voulez m'épouser, et que vous vous appelez George, Brad ou David, mon mail est en haut à gauche).

 

Ceci étant posé, j'ai élaboré des protocoles de recherches inspirés par ceux de la Nasa, et, après d'intenses réflexions, mesures et expérimentations, je suis en mesure de vous livrer le bilan exhaustif de cette étude :

 

 

je me brûle plus souvent à l'avant bras gauche qu'à l'avant bras droit ;

 

en revanche, je me brûle plus souvent à la main droite qu'à la main gauche.

 

 

 

Vous ne savez pas quoi faire de cette information ?

Et bien figurez vous que moi non plus.

 

Vous n'en avez grave rien à faire ?

Ben moi aussi, mais moins - ce sont mes bras, quand même.

 

Mais bon, il faut bien passer le temps dans les embouteillages, puisque vous ne pouvez pas faire grand chose d'autre - même pas lancer quelques dindes à la face des autres automobilistes, on ne sait pas trop s'ils facebookent aussi.

 

Et vous les Gens de l'Internet, quelle est l'information la plus inutile sur vous même que vous pouvez lâcher dans les commentaires ?

 

 

 

07 novembre 2007

La fièvre de l'autre soir

 

Note très chôôôôôôôôde. On vous aura prévenu. 

 

 

Bon, les Gens de l'Internet mondial, c'est pas ma faute. J'vous jure. Moi, je voulais poster. De toutes mes forces. Mais avant les vacances, manifestement, mue par de puissantes pulsions autodestructrices, j'avais donné plein de devoirs à mes djeunzs. Et du coup, j'ai dû les corriger.

Oui, pendant TOUTES les vacances, incroyable non ?

 

Bon, et c'est aussi la faute de mes soeurs. Jugez plutôt : Fashion m'a prêté l'intégrale d'Angel, et Falbala la saison 2 de Bones. Et, comme vous pouvez vous en douter, les Gens de l'Internet, je ne pouvais pas passer devant cette occasion d'améliorer mon anglais.

4c0f1a05471884bfc433244d9d9ae330.jpgEt de me complaire dans la contemplation de David Boreanaz, sur lequel j'ai, par le passé, tenu des propos que je regrette amèrement. David, si tu lis ces lignes, sache que j'étais égarée, mais j'ai vu tes pectoraux la lumière, et franchement, je suis libre dimanche soir. Toi aussi ? It's a date.

 

 

 

Ceci étant posé, il est temps que je vous narre mes derniers exploits.

 

Peu de temps avant les vacances, sortant de deux heures de cours fort éprouvantes pour mon système nerveux avec les Terminales, je me sentais épuisée.

 

Mais pas épuisée d'épuisement. Non, épuisée de fièvre : mes yeux ne voulaient presque plus s'ouvrir, j'avais des courbatures, et mes pensées étaient fort peu lucides. Je pensais seulement que ça allait me donner une super bonne occasion de ne pas corriger mes copies, ce soir là. (oui, les copies, j'en ai tout le temps, cherchez pas, c'est une maladie chronique de septembre à juin).

 

Fort éprouvée, j'arrive enfin chez moi, et, en grande spécialiste de l'automédicamentation, je me rue sur ma boîte à pharmacie. Hélas pour moi, seule une écharpe et un tube de crème pour les contractures n'étaient pas périmés.

 

Tant pis, me suis-je dis avec le peu de lucidité qui me restait alors, et, en plein dans les affres de l'agonie, la tête lourde et les pieds aussi, je me dirigeais avec peine vers ma salle de bain, afin de me saisir de l'outil indispensable à une mesure fiable et brevetée de la fièvre, c'est à dire le Test Frontal de fièvre, que j'ai acheté à une époque où le franc avait encore cours (il y a le prix dessus), pour la moitié de ce prix parce qu'il était bientôt périmé - là, je vous entends ricaner, les Gens de l'Internet, mais sachez que ce Test périmé ne m'a jamais fait défaut, je pense que la Nasa est derrière cette technologie de pointe.

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Consciencieusement j'applique la bandelette sur mon front, je compte jusqu'à 20, et j'ouvre les yeux : un N vert me nargue. D'après le test breveté par la Nasa, je n'ai pas de fièvre.

 

Quel cruel dilemme - le pote Corneille n'aurait pas mieux fait - : dois-je croire mes yeux, qui m'annoncent un bon 39, ou mon test frontal, qui m'annonce que je suis dans la norme - quelle horreur !

 

Ou bien ne s'agit-il pas plus probablement d'une forme particulièrement sournoise de fièvre de l'oeil ?

 

Toujours en proie aux affres de l'agonie (je me répète si je veux), je me dirige alors d'un pas chancelant vers mon ordinateur, afin de consulter l'oracle Google - meilleur ami de l'hypocondriaque.


Mais la requête "Fièvre des yeux non détectée par le test frontal" reste, le croyez-vous, sans réponse.

 

C'est bien ma veine, j'ai dû attraper un truc terrible, comme la fièvre de la puce moldave, un truc tellement rare que Google l'ignore.

Ou bien je suis visée par un terrible complot mené de concert par la CIA et mes djeunzs, qui cherchent sournoisement à m'éliminer.

La fièvre dans les yeux ! Voilà peut-être le premier symptôme de la fièvre aphteuse ! Ou de la teigne de la pomme de terre ! Personne n'a jamais pensé qu'elle puisse être transmissible à l'Homme, c'est bien ma veine. Je ne verrai jamais la fin de la saison 3 de Desperate Housewives. Je ne ferai jamais de macarons au foie gras. La vie est trop injuste. Tout ça à cause de la teigne de la pomme de terre...

 

Pour faire passer le temps -décidement fort long - de cette agonie, je décidais de m'allonger quelques instants, histoire de reposer mes yeux. Mais avant, disciplinée jusque dans les ultimes souffrances, je décidais d'aller enlever mes lentilles.

 

Tiens, mes lentilles. Jetables au mois. Portées depuis... bien plus d'un mois, peut-être deux même. Un coup à avoir mal aux yeux, non ?

 

Il n'empêche : pour cette histoire de teigne de la pomme de terre, je pense que la vigilance s'impose.

 

***

 

Hum, dans mon lycée une alerte à la tuberculose a été déclenchée. C'est un challenge à la hauteur de mon test frontal, non ?

 

***

 

Sinon, Facebook, c'est satanique. Vraiment.

Et puis c'est le seul endroit du monde où tu peux jeter une vache dans la face de tes meilleurs amis sans qu'il te jugent définitivement infréquentable. Et ça, ça n'a pas de prix.

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