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22 septembre 2007
Le pire n'est jamais sûr, même s'il reste probable
Note avec un bout de citation de Claudel dans le titre, il était temps que ce blog redevienne ce qu'il est censé être, bon sang : un espace hautement culturel, non mais. Bon, la fin de la citation est de moi, faut pas déconner, Claudel a pas écrit que des trucs parfaits, croyez moi.
Bon, les Gens de l'Internet Mondial, une fois n'est pas coutume, j'ai envie de vous raconter ma vie.
Enfin, un tout petit bout de ma vie.
Un nano bout de ma vie.
Et, ne vous plaignez pas, c'est déjà pas mal, on n'est pas dans un reality show ici, mais sur un blog culturel, il va falloir vous le dire combien de fois ?
Donc, le week end dernier, je me suis livrée à quelques expériences culinistiques (c'était l'anniversaire d'une de mes soeurs, mais je vous dis pas laquelle, parce que c'est comme ça).
Et pendant que j'y étais, je me suis dis, non sans une désespérante familiarité à l'égard de moi même, si vous voulez mon avis : "tiens, ma vieille (soyons lucide), et si tu te faisais quelques fairy cakes pour agrémenter agréablement tes repas du midi, au boulot ?"
Bon, ce genre de challenge, faut pas me le lancer deux fois, rapport au fait que si on me laisse le choix entre :
1. cuisiner
2. corriger des copies
3. écrire sur mon blog
4. préparer des cours
et bien je me retrouve toujours en train de regarder des photos de Brad ou George sur le net pendant qu'un gâteau cuit au four.
Une pathologie, en quelque sorte.
Donc du coup, je ne me le suis pas dit deux fois, hop hop, j'ai réduit les proportions de la recette de Pascale Weeks, et hop hop, quatre adorables fairy cakes sont apparus, comme par magie, sur mon comptoir de cuisine.
Le problème, avec la cuisine, c'est qu'à un moment, vous êtes obligé d'arrêter, sauf si c'est votre métier. Mais bon, là, j'avais déjà fait deux gâteaux pour l'anniversaire susmentionné, plus quatre fairy cakes, faut savoir s'arrêter quand même.
Du coup, la mine triste et l'oeil terne, je me suis tournée, non sans une certaine animosité émotion, vers mon tout premier paquet de copies de l'année.
Mais bon, pour corriger, il faut des forces.
Donc un fairy cake s'imposait.
Mais il était tout petit.
Un deuxième fairy cake semblait approprié pour me préparer physiquement à l'épreuve.
Il faut ce qu'il faut.
Et c'est alors, qu'avec une abnégation frôlant la sainteté, je me suis emparée des trois fairy cakes restants, et, sans un regard en arrière, je les ai enfermés dans un délicat sachet et placés au congélateur.
Confite de sainteté, je me suis empressée de me féliciter en allant voir s'il y avait du neuf dans la blogosphère.
N'est-ce pas que je mériterais au moins un Oscar, voire un Nobel, pour une si belle action ?
Là, chers Gens de l'Internet Mondial, je vous vois froncer les sourcils : bon d'accord, c'est bien beau tout ça, mais ça manque un peu d'action, de piment, et de Brad, cette histoire, mais elle va où, là, Alinéa ?
Ne vous inquiétez pas, les Gens, il y a une chute dans cette histoire, même s'il n'y a pas de Brad.
En effet, le lendemain matin, alors que toute endormie je tâtonnais dans mon réfrigérateur à la recherche du café, je me rendis compte avec rage et désespoir que mon réfrigérateur-congélateur avait jugé opportun de trépasser.
Et de ruiner mes fairy cakes, par la même occasion.
La morale de l'histoire : la sainteté, c'est surfait, et être raisonnable, ça paie que dalle.
La prochaine fois, je les mangerai, mes fairy cakes. Tous.
Et la conscience légère, encore.
***
Vous savez quel est le pire du pire quand votre réfrigérateur meurt, les Gens ?
Ben, c'est que vous pouvez même pas vous consoler avec du Martini...
10:00 Publié dans Vita fabula | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
20 septembre 2007
Back in business
Bon, les Gens de l'Internet Intergalactique, les vacances, c'est fini depuis un moment, d'ailleurs il y a du soleil, Dieu a de l'humour, comme chaque année.
Du coup, je sais bien que, avides derrière votre écran d'ordinateur, vous attendez des nouvelles de vos djeunzs préférés : quelles sont les dernières tendances à la mode ? l'écouteur du lecteur MP3 se porte-t-il toujours sur l'oreille ? le slim masculin progresse-t-il ? (Hélas, la réponse à cette dernière question est oui, et je peux vous garantir que ce look néo-gothique, s'il me rappelle ma folle jeunesse, me fait néanmoins sérieusement douter de l'existence d'un Etre Suprême, Kant peut dire ce qu'il veut...).
Bon ben que dire ? Rien ne change, djenzs will be djeunzs, les cours se succèdent, mais, heureusement, ne se ressemblent pas toujours...
La scène se déroule lors du premier cours de Terminale de l'année.
On commence par "le Mon*de en 19*45".
A peine le titre écrit au tableau, un élève (X.) fait un bond sur sa chaise, lève le bras très haut - bras qu'il a fort grand -, et se met à trépigner pour que je l'interroge.
- "M'd'me ! j'ai une question, j'ai une question ! j'y ai pensé tout l'été, je me disais : viv'ment que je vois M'd'me Alinéa, elle va pouvoir me répondre !!!"
Oh, un élève qui pense à ses cours d'Histoire pendant l'été ! Et même à sa prof d'Histoire... peut-être un de ceux qui conservent leurs cours pour autre chose que pour allumer le barbecue ?!? Voyons-voir...
- Bon, X., d'accord, mais cette question a-t-elle un rapport avec le cours que nous commençons ?
La méfiance est, avec la bienveillance, une des mamelles de l'enseignement, si vous voulez mon avis.
- Ben, oui, je crois, enfin, c'est de l'Histoire quoi !
- Et bien allez-y, posez votre question...
- Je voudrais que vous nous parliez du rôle de l'armée *** pendant la Seconde Guerre mondiale, s'il vous plaît !
Oh, une vraie question d'Histoire !
- Son rôle a été minime, elle a surtout agi après la guerre, mais si vous voulez, venez me voir après le cours, on en parlera, parce que là, le cours porte sur après 1945, vous voyez.
- Ah, non, M'd'me, ne me faites pas ça ! Tout l'été, j'ai pas arrêté d'y penser, ça me passionne, je me suis renseigné, j'ai mes sources et tout !
Ciel, un élève a été touché par la grâce historique ! Un élève a fait des recherches !
La rumeur courrait bien, dans les salles de profs, qu'à chaque génération, une Prof était élue, elle seule réussirait à convaincre les élèves d'étudier l'Histoire, et cette élue, c'est Alinéa....
Le monde devient rose, scintillant, y a des paillettes partout !
- Mais c'est très bien, ça, X. Quelles sont vos sources ?
- Ben, X Files, M'd'me !
***
Il n'y a pas à dire, les Gens de l'Internet, la vérité est ailleurs. La question reste : où ???
22:17 Publié dans Etudes de la djeunzerie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note





