04 mai 2008
Iron Woman
Note de fin de vacances, sans Brad, sans Raymond, mais avec une dose importante de mauvaise conscience, parce que bon, j'ai pas préparé tous les cours que je voulais préparer. Ce qui est mal. Je vais m'autopriver de Martini. Je me suis déjà autoprivée en fait. Parce que j'ai oublié d'en racheter. L'enfer, c'est ça.
Bon, les Gens de l'Internet Mondial, il faut que je vous avoue un truc. Un truc qui décoiffe. Mais pas trop, parce que, bon, le brushing, c'est la vie. Enfin, c'est ma vie. Ma religion. Vous m'avez comprise.
Voilà, en fait, malgré les rumeurs persistantes sur le sujet, je ne suis pas parfaite.
Incroyable, non ?
Confucius lui-même avait dit "on ne peut pas exceller en tout".
Et il avait raison, ce brave homme. Grave.
Donc moi, je sais faire des macarons, je sais me vernir les ongles de la main droite, je suis capable de me garer dans une place qui fait 30 cm de moins que la taille de ma voiture (mais seulement si personne ne regarde. Quand on me regarde, je suis déconcentrée. Totalement.), je sais raconter des blagues pourries en cours, je sais imiter la Venus de Milo (mais plus habillée), et je détiens le record mondial de consommation journalière de coca light.
Mais, je l'avoue à la face de l'Internet Mondial, je suis nulle en repassage. Grave.
Tellement nulle qu'il y a peu, après m'être changée dans la salle de bain d'une amie en prévision d'une soirée, et ayant revêtu un habit de lumière - bon, plus décolleté que lumineux en fait, on fait avec ce qu'on a-, ladite amie, après m'avoir regardée quelques brefs instants, me proposa fort gentiment de sortir la table et le fer à repasser. C'est vous dire l'étendue des dégâts, les Gens de l'Internet Mondial.
Donc non seulement je suis nulle en repassage, mais en plus je déteste ça.
Mais, paradoxalement, je ne peux pas assumer et arrêter le repassage. La simple idée de dormir dans des draps non repassés me donne le bourdon. Comme l'idée d'un monde sans Brad. Ou sans Martini. C'est pour dire.
Du coup, je stocke le linge à repasser. Sur le temps long. Très long. Au point que chercher quelque chose dans ma pile de linge à repasser relève de l'expérience archéologique mystique ultime. Et que parfois, je retrouve des vêtements que j'avais oublié posséder. Ce qui est pour le moins frais, vous en conviendrez, les Gens de l'Internet Mondial.
(Frais, ça veut dire fun en langage djeunz cuvée 2008. Pfff, faut tout vous apprendre, les Gens.)
Et manifestement, le repassage, c'est pas héréditaire. Ni génétique.
Parce que mon père, il repasse hyper bien, et en plus il aime bien ça, repasser.
Et il développe une sensibilité très spéciale, une espèce d'allergie pour le linge non ou mal repassé. Autant vous dire que chez moi, il est servi.
Du coup, n'en pouvant plus de le voir loucher sur ma pile de linge à repasser, j'ai décidé d'agir.
D'agir en adulte responsable. En adulte qui assume sa maison. Totalement.
Et de cacher l'objet du délit quand je reçois ma famille. C'est bluffant tellement c'est responsable, non ?
Je me souviens que j'avais, dans le temps, dévolu un tiroir de commode à la mission de cache-cache.
Mais très vite, j'ai dû voir les choses en grand.
Une armoire.
Rien que ça.
Trois mètres cube. Bien tassés. Menaçant de s'effondrer sur quiconque s'aventurerait trop près de l'objet du délit.
Mais cette situation est fort inconfortable. Moralement. Je dois dealer avec mon âme tourmentée. Et mon inconscient traumatisé. Parce que la dissimulation, c'est mal. Sauf quand je dissimule à la face du monde ma liaison avec George. Parce que bon, la presse people, les photographes, et tout et tout...Vous savez ce que c'est.
Et puis surtout, si vous voulez faire croire que vous n'avez pas de repassage en retard, il faut une logistique de fou. Il vous faut prévoir à l'avance tout ce dont vous pourriez avoir besoin le jour de réception.
Puis chammaniser l'armoire. Pour éviter que quiconque ne l'ouvre. En particulier les enfants. Qui sont parfois facétieux.
Et pourtant, malgré des années de pratique, j'ai failli.
Le crime était presque parfait.
Mais j'avais sous-estimé la consommation effrénée de torchons de ma soeur quand elle se livre rageusement à l'essuyage de vaisselle.
Alors que le front serein et la mine réjouie, je barbotais allègrement dans l'eau - c'est une image, je fais rarement la vaisselle avec les pieds, du moins en public-, Fashion, l'air innocent, me demanda donc des torchons secs. La fourbe.
Avec force grimaces, je lui intimais le silence, puis, tel un général napoléonien penché sur les cartes d'état major d'Austerlitz, je dressais un plan de bataille en or massif.
D'abord, je recrutais des troupes.
Mes neveu et nièces étaient chargés des manoeuvres de diversion. De préférence du côté de la salle de bain ou du balcon, éloignés de l'armoire chammanisée.
Mon beau-frère numéro 1 était chargé de bloquer la porte du dressing, au péril de sa vie si nécessaire.
Mon beau-frère numéro 2 était chargé de faire le guet dans le couloir.
Ma soeur Falbala était chargée de faire comme si de rien n'était. On n'exploite pas les femmes enceintes sur les champs de bataille, non mais.
Pendant ce temps, Fashion -hilare, allez savoir pourquoi- et moi-même nous approchions témérairement de l'objet du crime.
Et telle la Lara Croft du dressing, j'ouvris l'armoire, et, n'écoutant que mon courage, j'explorais à toute allure les strates accumulées à la recherche des torchons convoités.
Évidemment, la plus grande rapidité d'exécution était requise. Tout le monde sait que la surprise est le meilleur allié du combattant.
La mission accomplie, je remerciais chaleureusement les troupes et retournais vers ma vaisselle, le front de nouveau serein.
Sauf que mon soulagement fut de courte durée.
Parce que, dans la rapidité d'exécution du plan, j'avais un peu oublié de regarder les détails de l'affaire.
Et que Fashion, toujours hilare, brandit devant l'intégralité de mes grands-parents, parents, et quelques beaux-parents de mes soeurs, une série de forts jolies taies d'oreiller, qui avaient choisi, les fourbes, de se faire passer pour les torchons convoités.
Et ce fut à ce moment précis de l'Histoire que l'armoire mal rechammanisée choisit de laisser s'évader l'intégralité des trois mètres cube de linge sur le sol du dressing. Et trois mètres cube de linge, ça en fait du bruit.
Ma réputation est à jamais ternie. Et encore, personne n'a ouvert le tiroir de la honte de mon buffet.
***
Et bien sachez, les Gens de l'Internet Mondial, qu'aujourd'hui, n'écoutant que mon courage, et un peu Bakounine aussi, qui a dit "Ceux qui se sont sagement limités à ce qui leur semblait possible n'ont jamais avancé d'un seul pas", j'ai commencé à repasser mes trois mètres cube.
On se revoit dans trois mois ?
Et vous, les Gens de l'Internet, vous avez des cadavres dans les placards ?
***
Oui, je sais, contrairement à ce qui était annoncé, il y a un peu de Brad dans cette note. Que voulez-vous, parfois il faut laisser libre cours à sa créativité.
23:29 Publié dans Vita fabula | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : austerlitz, brad, ruse
17 avril 2008
Grammaire d'Arbres Adjoints (si, si)
Note composée sous l'emprise de substances totalement licites, mais avec un taux de caféine dans le sang propre à le rendre à même de remplacer le pétrole.
Et puis, aussi, note au titre énigmatique, parce que bon, quand même, le mystère, c'est cool. Et d'ailleurs, que faisait le colonel Moutarde dans la bibliothèque à une heure aussi indue ? Cette histoire a assez duré, franchement...
Bon, les Gens de l'Internet Mondial, figurez vous que j'ai été taggée deux fois en peu de temps. Et que, en ancienne bonne élève que je suis, je fais (une partie) de mes devoirs en répondant à celui de So, initié par Thom (Ariba, je ne t'oublie pas !)
Mais de quoi s'agit-il donc, me demanderez-vous, les Gens de l'Internet, non sans quelque légitime angoisse ?
Et bien, il s'agit de répondre aux questions posées par le précédent taggé, puis d'en rajouter une avant de lancer la patate chaude vers une autre innocente - ou pas - victime.
La bonne nouvelle, c'est que je suis au tout début de la chaîne, je ne dois donc pas répondre à 198 476 286 questions, mais toi, là, le Gens de l'Internet Mondial, tu peux trembler... ton tour viendra, mais quand ? C'est beau le suspens. Presque autant que le mystère. C'est dire.
Question 1. On a tous un sosie quelque part. Quelqu'un qui nous ressemble un peu, tout au moins. Ou alors quelqu'un qui a fait penser quelqu'un d'autre à nous lorsqu'il l'a vu(e). Parfois, ça peut entraîner de lourds ressentiments. Si on me dit que je ressemble à Nicolas Sarkozy, par exemple, je pleure. Alors, à qui t'a-t-on déjà dit que tu ressemblais ? (Même de loin, ou de profil, ou philosophiquement parlant, ou pour déconner, rhoo !)
Bon, alors là, c'est hyper facile. Je ressemble à Lara Croft. Grave.
Sauf que non.
Alors, un jour, dans le bus, dans la banlieue profonde qui craint un peu, un type m'a dit avec beaucoup d'assurance que j'étais Sabrina, une esthéticienne qui sévissait dans le 9-3. Donc j'en ai déduit fort brillamment que je ressemblais à Sabrina. Stupéfiant, non ?
Sinon, le logiciel qui te permet de vérifier si tu ressembles à Alf ou pas, a longtemps soutenu que je ressemblais à Serena Autieri.
Mais les logiciels sont versatiles, c'est bien connu.
Ou bien j'ai vieilli.
Non, je déconne, c'est pas possible, je ne vieillis plus. Du tout. Grâce à mes crèmes Kenzo orgasmiques.
Donc maintenant je ressemble à Laura Carter et à Kate Winslet.
Mais, contrairement à d'autres dont je ne divulguerai pas le nom (sauf contre un marron glacé) (allez, un demi marron glacé) on ne me demande JAMAIS de signer des autographes. Ce qui m'attriste. Profondément.
Et puis, bon, quand même, philosophiquement, je ressemble un peu à James Bond, parce que "danger is my middle name", un peu à Confucius, parce que je suis sage - qui ricane ? -, un peu au Dalaï Lama, parce que je kiffe grave les oranges.
Non, sinon, sans rire, je suis unique, je ne ressemble à personne. Même si mon imitation de la Vénus de Milo est, paraît-il, excellente. Mais je sais rester modeste.
Question 2.Qui va gagner la Nouvelle Star ? Naaaan, je déconne. La vraie question est : tu dois tuer la personne avec qui tu vis, comment t'y prends-tu pour ne pas te faire choper ?
Bon, pour la Nouvelle Star, je suis bien embêtée. Parce que moi, la Nouvelle Star, je ne l'ai jamais vue. Bon, un jour, j'ai dîné à côté de Claire Chazal, mais c'est plus trop une nouvelle star, non ?
Sinon, je me pose beaucoup de questions sur cette question. Je trouve, So, que tu as l'air de chercher des pistes. Et du coup, je m'inquiète.
En fait, moi, je sais surtout tuer les bonsaïs. Je suis la serial killeuse des bonsaïs.
Mais à tous les coups, je laisse des traces : le corps desséché, l'arme (la terre desséchée aussi).
Et puis, ma carrière de criminelle, souvenez-vous, a été aussi brève qu'intense.
Ceci dit, éliminer un homme, ça ne doit pas être trop difficile. Un homme, ça vérifie si son vaccin antitétanique est à jour quand ça se coupe avec une feuille de papier. Une chose aussi fragile, ça doit se tuer facilement, non ?
Mais bon, si je devais me débarrasser d'un conjoint, par exemple pour le remplacer par Brad, je pense éviter les solutions gore.
Parce que le sang, ça part pas bien sur les blouses fuchsia.
Je pense que le plus simple c'est de laisser l'homme en question accéder à mon fichier de musique de la loose sur mon ordinateur. Et il y a du lourd. De l'inimaginable. De l'inconcevable.
Devant un tel déploiement d'horreur, la crise de rire suivie de la crise cardiaque de l'homme nourri aux macarons, au Martini et aux marrons glacés sont assurées.
Et, pour ne pas me faire choper, j'efface les fichiers après. Je sais, je suis diabolique.
***
Je lance la patate chaude à ma soeur, Fashion, en rajoutant une question : taaaaadddaaaam !
Question 3. Si tu devais être privée de l'un des cinq sens, lequel choisirais-tu ? Pourquoi ?
23:46 Publié dans Panem et circenses, Vita fabula | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : brad, funky, tag, patate chaude
11 mars 2008
JF ch. garde d'enfants
Note épuisée. Sans Brad, sans George, sans ragondin, sans Kant, du coup. Mais avec des litres de Martini. Parce que.
Bon, monsieur le Juge, comment vous expliquer cette apocalypse ?
Replaçons les faits dans leur contexte : comme tous les Gens de l'Internet Mondial qui viennent ici pour voir s'il y a encore de la lumière le savent, dans ma vraie vie à moi que j'ai, je suis dompteuse de fauves prof dans un lycée de banlieue, donc j'ai plein de vacances et plein d'aptitudes liées aux djeunz.
Et c'est sans doute pour ces deux raisons conjuguées, monsieur le Juge, que mes deux soeurs - les inconscientes - décidèrent d'un commun accord de me confier l'intégralité de leur progéniture pour quelques heures.
Mission pour laquelle je m'engageais avec joie - l'inconsciente.
Le front serein, la mine lumineuse, et ayant pour l'occasion revêtu ma dernière acquisition vestimentaire rose fuchsia, je me rendis donc chez Falbala, pour une passation de consignes digne d'une conférence internationale sur le désarmement nucléaire.
Dans l'ordre, je devais donc :
- garder en vie mes trois neveu et nièces ;
- ne pas leur donner à manger avant le repas, qui serait pris dehors dès le retour de Falbala :
- garder en vie mes trois neveu et nièces ;
- éviter toute projection de toute sorte sur les murs ;
- garder en vie mes trois neveu et nièces ;
- occuper les enfants jusqu'au retour de leurs mères respectives.
Tout semblait s'engager pour le mieux, sauf qu'avant même le départ de Falbala, j'avais enfreint la règle n°2, en donnant des sucres d'orge aux trois schtroumpfs - à des fins de corruption totalement évidentes.
Et c'est alors que se produisit l'événement déclencheur de l'Apocalypse. Jugez plutôt, Monsieur le Juge : Falbala, la fourbe, la main sur la poignée de la porte, se retourna, et avec un air dégagé qui a dû lui demander des heures de préparation, elle m'assène :
"La peinture est dans la bibliothèque du salon".
Avez-vous déjà entendu plus fourbe ? N'est-ce pas la preuve même que je ne suis en aucun cas responsable de la suite ?
Sitôt le mot "peinture" prononcé, les schtroumpfs se ruèrent sur moi :
"Oooooh oui Tante Alinéa, on peut peindre, dis ?"
Soucieuse de ne pas briser dans l'oeuf l'avenir de futurs Delacroix, j'acceptais de bonne grâce, en posant mes conditions strictes :
- ma blouse fuchsia devait ressortir indemne de l'expérience ;
- mes nouvelles chaussures à talon compensé devaient ressortir indemnes de l'expérience ;
- les murs blancs devaient ressortir indemnes de l'expérience ;
- la table devait ressortir indemne de l'expérience.
Ces clauses étant ratifiées joyeusement par toute l'assemblée, tout ce petit monde s'installe. Et je te plonge le pinceau dans du bleu roi, puis dans du jaune, puis dans du rouge, puis dans de l'eau.
Personnellement, j'aime bien les expérimentations. Soyons wild.
Pendant ce temps, telle un boxeur à l'entrainement, je sautille autour de la table, attention ma blouse, tiens c'est joli ça, attention à mes chaussures, et si tu faisais une fleur, attentioooon à mes vêtements.
Et c'est alors que se produisit le premier drame.
Dans le but évident d'encourager la fibre créatrice de mon neveu (2 ans 1/2), je le félicitais pour sa représentation de la tempête.
Cet encouragement déchaîna aussitôt un cortège de rugissements.
Manifestement, c'était la mer.
Et pas la tempête.
Au temps pour moi, j'avais vu à l'envers.
Mais, quand, quelques instants plus tard, je le félicitais pour sa représentation de la mer, un cortège de rugissements accueilli ma remarque.
Manifestement, c'était une tempête, pas la mer.
Pendant cet échange fort édifiant, la table commençait à se recouvrir dangereusement d'une eau diluée de peinture, évoquant clairement, cette fois, la tempête. Les feuilles ressemblaient plus à des serpillières prématurément vieillies qu'à des oeuvres d'art.
Mais bon, l'art est dans l'oeil de celui qui regarde.
Quand enfin le moment "je me prends pour Picasso" s'acheva, la salle à manger ressemblait à un champ de ruines. De ruines mouillées.
Parce que, voyez-vous, Monsieur le Juge, au cours de mes -longues- études, JAMAIS, au grand jamais, on m'a dit qu'un enfant de 2 ans et demi ne savait pas essorer tout seul son pinceau.
Moi, je préfère laisser l'instinct créateur s'exprimer, non mais.
En la matière, je suis nietzschéenne, que voulez-vous.
Histoire de réparer les dégâts, qui se limitaient à la table - et un peu au sol, mais bon, personne n'a rien vu, merci de garder le secret -, j'envoyais l'intégralité des futurs Dali dûment débarbouillés dans la chambre et commençais à me livrer à des activités ménagères überglamour, ce qui me donna l'occasion de mettre de la peinture 1/ sur le mur 2/ sur mes chaussures 3/ sur ma blouse, ce qui nécessite de l'entrainement, vous en conviendrez, d'ailleurs mes neveux n'avaient pas réussi à le faire.
Et c'est alors que se produisit le deuxième drame.
Un hurlement suivi de concerts de pleurs me contraint à abandonner sur place l'éponge ruinée, et à me ruer sur le lieu du crime et à mener un interrogatoire serré des témoins du drame, entre deux sanglots.
Selon Nièce 1, Nièce 2 s'était moquée d'elle.
Selon Nièce 2, Nièce 1 avait cherché à l'étrangler.
Selon Neveu, la tempête, c'est surfait.
Je tentais de calmer l'ensemble, en me demandant si vraiment, c'est mal de boire un apéritif quand on garde trois enfants. Ou trois apéritifs. Il est où, le bar ?
Nièce 2 choisit alors de se retirer dans l'autre chambre.
Nièce 1 choisit de rester dans la sienne.
Neveu choisit de filer au salon.
Malheur, mais comment surveiller trois enfants dans trois pièces différentes ?? Encore un truc qu'on a oublié de me préciser dans mon cursus.
Je me décidais donc pour opter pour le patrouillage : hop, une pièce, hop, une autre, etc.
Au salon, Neveu semblait avoir choisi de s'allonger par terre. Activité peu inquiétante, et qui pourrait même permettre d'ôter la peinture égarée sur le sol. Laissons le faire.
Dans une chambre, Nièce 2 sanglotait. Bon, un câlin s'impose. Telle une ambassadrice de l'ONU, je tentais d'expliquer que bon, un étranglement, quand on s'aime, ça ne compte pas. Après quelques minutes de palabres, Nièce 2 se rendit à l'évidence : il était temps de fumer le calumet de la paix.
Je me rendis alors dans l'autre chambre, où je trouvais Nièce 2 agenouillée fort gracieusement devant une valisette Petit Ours Brun rouge, dans laquelle elle avait plié quelques vêtements et dans laquelle elle s'efforçait de faire entrer un stéthoscope en plastique.
"Euh, tu fais quoi ?"
"Je fais mes valises. Tu m'as trop fait du mal dans mon coeur à moi que j'ai. Je souffre, donc je m'en vais."
Devant sa mine de tragédienne fort réussie, il faut l'avouer, je me mis à pleurer de rire.
Et c'est à ce moment que Falbala choisit de m'appeler pour m'annoncer qu'elle allait être en retard. Et que je devais faire patienter les enfants pour le déjeuner.
Ah ah, plus facile à dire qu'à faire : mon neveu, relevé du sol, embrassait vigoureusement le réfrigérateur en réclamant à manger, pendant que mes deux nièces, finalement réconciliées, décidaient finalement de faire leurs valises toutes les deux, et entreprenaient de déménager l'intégralité de la chambre dans l'entrée, sous mes yeux ébahis.
Une heure plus tard, la cavalerie arrivait... pour trouver l'entrée encombrée de huits valisettes, sacs et autres poupées en prévision du départ, les trois enfants habillés de pied en cap en vue de ce départ, et une Alinéa migraineuse, affamée et en train de se demander bon sang où peut bien être le Martini, dans cette maison.
Donc, vous jugerez, Votre Honneur, que je ne suis responsable en rien de cette Apocalypse, qui a duré, hum, disons, presque trois heures (en tout cas plus de deux, j'vous jure). Je n'ai pas de master en peinture enfantine. Je n'ai pas des yeux bioniques pour voir dans trois pièces différentes. Je n'ai pas trouvé le Martini.
Je plaide donc non coupable.
Mais je veux bien un Martini, merci.
***
Et vous, les Gens de l'Internet, vous êtes doués en enfants ?
19:51 Publié dans Etudes de la djeunzerie, Vita fabula | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
19 novembre 2007
Scoop-oup-pidou
Dans cette note, des informations en avant première mondiale, mais pas de Kant - encore que, après tout Kant est partout, non ? Non.
Bon, les Gens de l'Internet, aujourd'hui je veux communiquer sur un fait trop souvent passé sous silence par la presse mondiale.
On nous parle de la grippe aviaire (ce qui est bien) (enfin pas la grippe) (vous m'avez comprise), de Brad Pitt (ce qui est encore mieux, sauf si c'est pour nous dire qu'il roucoule avec Angelina), et même parfois de Monsieur Duploc, boulanger à Pézerac de Bourgogne (mais pas trop), mais jamais on ne nous parle des dangers qu'il y a dans une activité d'apparence fort anodine, à savoir la cuisine.
Du coup, les Gens de l'Internet, j'ai décidé de mener une étude fine, pertinente et fort éclairante sur la question.
Avant toute étude, bien sûr, il faut déterminer le sujet d'étude. Ici, j'ai arbitrairement décidé de réduire le champ de l'étude aux seules brûlures.
Et puis il faut un échantillonnage hautement représentatif de la population mondiale - les ragondins étant exclus, ils cuisinent peu, on ne sait trop pourquoi ils ont un peu peur des pâtés et autres civets. Ici, l'échantillonnage hautement représentatif, c'est moi. (Je peux assurer à ceux qui pensent voir là la preuve que cette étude est truquée que je cuisine pour plusieurs.) (et si, du coup, vous voulez m'épouser, et que vous vous appelez George, Brad ou David, mon mail est en haut à gauche).
Ceci étant posé, j'ai élaboré des protocoles de recherches inspirés par ceux de la Nasa, et, après d'intenses réflexions, mesures et expérimentations, je suis en mesure de vous livrer le bilan exhaustif de cette étude :
je me brûle plus souvent à l'avant bras gauche qu'à l'avant bras droit ;
en revanche, je me brûle plus souvent à la main droite qu'à la main gauche.
Vous ne savez pas quoi faire de cette information ?
Et bien figurez vous que moi non plus.
Vous n'en avez grave rien à faire ?
Ben moi aussi, mais moins - ce sont mes bras, quand même.
Mais bon, il faut bien passer le temps dans les embouteillages, puisque vous ne pouvez pas faire grand chose d'autre - même pas lancer quelques dindes à la face des autres automobilistes, on ne sait pas trop s'ils facebookent aussi.
Et vous les Gens de l'Internet, quelle est l'information la plus inutile sur vous même que vous pouvez lâcher dans les commentaires ?
21:55 Publié dans Vita fabula | Lien permanent | Commentaires (33) | Envoyer cette note
22 septembre 2007
Le pire n'est jamais sûr, même s'il reste probable
Note avec un bout de citation de Claudel dans le titre, il était temps que ce blog redevienne ce qu'il est censé être, bon sang : un espace hautement culturel, non mais. Bon, la fin de la citation est de moi, faut pas déconner, Claudel a pas écrit que des trucs parfaits, croyez moi.
Bon, les Gens de l'Internet Mondial, une fois n'est pas coutume, j'ai envie de vous raconter ma vie.
Enfin, un tout petit bout de ma vie.
Un nano bout de ma vie.
Et, ne vous plaignez pas, c'est déjà pas mal, on n'est pas dans un reality show ici, mais sur un blog culturel, il va falloir vous le dire combien de fois ?
Donc, le week end dernier, je me suis livrée à quelques expériences culinistiques (c'était l'anniversaire d'une de mes soeurs, mais je vous dis pas laquelle, parce que c'est comme ça).
Et pendant que j'y étais, je me suis dis, non sans une désespérante familiarité à l'égard de moi même, si vous voulez mon avis : "tiens, ma vieille (soyons lucide), et si tu te faisais quelques fairy cakes pour agrémenter agréablement tes repas du midi, au boulot ?"
Bon, ce genre de challenge, faut pas me le lancer deux fois, rapport au fait que si on me laisse le choix entre :
1. cuisiner
2. corriger des copies
3. écrire sur mon blog
4. préparer des cours
et bien je me retrouve toujours en train de regarder des photos de Brad ou George sur le net pendant qu'un gâteau cuit au four.
Une pathologie, en quelque sorte.
Donc du coup, je ne me le suis pas dit deux fois, hop hop, j'ai réduit les proportions de la recette de Pascale Weeks, et hop hop, quatre adorables fairy cakes sont apparus, comme par magie, sur mon comptoir de cuisine.
Le problème, avec la cuisine, c'est qu'à un moment, vous êtes obligé d'arrêter, sauf si c'est votre métier. Mais bon, là, j'avais déjà fait deux gâteaux pour l'anniversaire susmentionné, plus quatre fairy cakes, faut savoir s'arrêter quand même.
Du coup, la mine triste et l'oeil terne, je me suis tournée, non sans une certaine animosité émotion, vers mon tout premier paquet de copies de l'année.
Mais bon, pour corriger, il faut des forces.
Donc un fairy cake s'imposait.
Mais il était tout petit.
Un deuxième fairy cake semblait approprié pour me préparer physiquement à l'épreuve.
Il faut ce qu'il faut.
Et c'est alors, qu'avec une abnégation frôlant la sainteté, je me suis emparée des trois fairy cakes restants, et, sans un regard en arrière, je les ai enfermés dans un délicat sachet et placés au congélateur.
Confite de sainteté, je me suis empressée de me féliciter en allant voir s'il y avait du neuf dans la blogosphère.
N'est-ce pas que je mériterais au moins un Oscar, voire un Nobel, pour une si belle action ?
Là, chers Gens de l'Internet Mondial, je vous vois froncer les sourcils : bon d'accord, c'est bien beau tout ça, mais ça manque un peu d'action, de piment, et de Brad, cette histoire, mais elle va où, là, Alinéa ?
Ne vous inquiétez pas, les Gens, il y a une chute dans cette histoire, même s'il n'y a pas de Brad.
En effet, le lendemain matin, alors que toute endormie je tâtonnais dans mon réfrigérateur à la recherche du café, je me rendis compte avec rage et désespoir que mon réfrigérateur-congélateur avait jugé opportun de trépasser.
Et de ruiner mes fairy cakes, par la même occasion.
La morale de l'histoire : la sainteté, c'est surfait, et être raisonnable, ça paie que dalle.
La prochaine fois, je les mangerai, mes fairy cakes. Tous.
Et la conscience légère, encore.
***
Vous savez quel est le pire du pire quand votre réfrigérateur meurt, les Gens ?
Ben, c'est que vous pouvez même pas vous consoler avec du Martini...
10:00 Publié dans Vita fabula | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
02 mars 2007
Trop naze, la tof
Les Gens de l'Internet Mondial, j'ai mal.
Déjà, j'ai les doigts tout tachés d'encre rouge.
Et puis j'ai dû boire 10 litres de thé / café / Diet Coke pour ne pas m'endormir.
En plus, j'ai grave plein d'autres trucs à faire, comme trouver l'adresse mail de Jude ou faire des macarons.
Alors, quand en plus je tombe sur cette présentation de document, j'ai mal. Aïe. Ouch. Aïïïïe !!!!
Christophe Colomb débarque à Hispaniola (Haïti) en octobre 1492
Gravure de Théodore de Bry, 1594, Paris, BNF.
"Le document est une photographie prise en 1594 par Théodore de Bry. Il a pris en photo Christophe Colomb au moment de son débarquement en Inde ou à Paris en 1492. Il devait être très ému parce que la photo est floue, ou bien il avait bu. Les Indiens sont nus, ce qui n'est pas très hygénique. Christophe Colomb est déguisé en roi, mais sans la couronne. Ce document est objectif, puisque c'est une photo, même s'il faut toujours se méfier : on ne sait pas si les gens n'ont pas posé exprès pour la photo."
NB. Authentique. J'ai seulement enlevé les fautes d'orthographes et parfois rétabli la syntaxe. Une élève à moi, en plus...
***
Petite annonce : jeune prof. dépressive échange son job contre tout autre job, y compris gardien de temple sataniste, dresseur de tigres et mannequin en jogging blanc. Ecrire à la rédaction qui fera suivre.
***
En attendant, je vais me shooter au vernis à ongles pour oublier.
Et vous ça va ?
00:15 Publié dans Vita fabula | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note
23 octobre 2006
Ce n'est pas parce que je ne suis pas paranoïaque qu'il n'y a pas de complot contre moi...
Les Gens de l'Internet Mondial, je suis victime d'un terrible complot intergalactique. Rien que ça.
Figurez-vous que les Gens de l'Euromillion sont obtus.
Je pèse mes mots au milligramme près.
Alors que je réclame mon dû (85 millions d'euros, si vous avez suivi), ils m'opposent des arguments fallacieux pour ne pas faire de moi la multimillionnaire-femme-de-George-Clooney que je devrais être.
Ils proclament qu'il leur faut un billet gagnant pour donner l'argent.
Ou même un billet tout court pour savoir si j'ai gagné.
Le problème, c'est que je n'ai pas joué.
Ben oui, pourquoi jouer alors que tout le monde s'accorde à dire que je MERITE de gagner ?
Dans quel monde vit-on si le mérite ne vaut plus rien, moi je vous l'demande, ma bonne dame !
Donc je vous propose, les Gens de l'Internet Mondial, de signer une pétition intergalactique sommant les Gens de l'Euromillion de faire de moi celle que je mérite d'être, que je puisse faire mienne la devise kantienne "Amour, Gloire et Beauté".
Si, si, Kant a écrit beaucoup plus de trucs que ce que le commun des mortels imagine.
A cause de ce regrettable contretemps euromillionnesque, et en attendant de faire des folies de mon corps avec George Clooney, je vais autre obligée de corriger encore des copies, franchement ça tue grave le glamour.
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Ben sinon rien si ce n'est :
Je publie ces photos pour que George Clooney, probablement lecteur assidu de ce blog à la renommée intergalactique, soit favorablement impressionné par ma talentitude culinaire et se dise "Omigod mais il faut que j'épouse cette fille".
Qu'il se rassure, si je sais faire des macarons, j'ai aussi de la conversation et, comme lui, je me passionne pour les grands problèmes de notre temps, et en particulier le scandale du vernis rouge noir de Chanel que je n'ai pas trouvé chez Sephora l'autre jour.
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NB : une citation de Desproges a été un peu blessée durant la rédaction de cette note, mais je sais qu'il ne m'en voudra pas.
21:50 Publié dans Vita fabula | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
20 octobre 2006
Plan Z
Mue par des pulsions autodestructrices, je ne cesse de donner des devoirs à mes élèves, pour faire staïle genre je suis trop une Super Prof, mais sans le costume parce que la cape, ça tasse ma silhouette.
Le problème, c'est que quand vous donnez des devoirs, vous repartez avec des copies.
Et les copies, ben il faut les corriger.
Mais hier soir, pendant que je corrigeais un paquet très récalcitrant qui analyse les liens entre impérialisme et capitalisme selon le marxisme (si, si), j'ai entendu une nouvelle incroyable à la radio :
Ce soir, il y a une Super Cagnotte à l'Euromillion. Un truc genre 85 millions d'euros.
Pfff, si je gagnais 85 millions d'euros, je n'aurais pas besoin de corriger mes paquets de copies... Je serais trop occupée à acheter un yacht et à inviter George Clooney à boire du martini.
Et c'est alors que l'évidence me frappa comme la foudre : il suffit que je gagne pour pouvoir ne plus jamais de la vie corriger une copie.
Et comme je suis une femme d'action, pour gagner, il me faut un plan.
Un plan en or massif. Un plan sûr.
Le plan, c'est d'aller jouer.
Puis de gagner.
Puis de séduire George Clooney.
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Bon, je vous vois d'ici, ouais ce plan il a l'air foireux, elle va même pas gagner Alinéa.
Sachez que j'ai pris en compte la faible probabilité que je ne gagne pas.
Je n'ai pas encore brûlé les copies.
09:41 Publié dans Vita fabula | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
09 octobre 2006
Ah, si j'avais un hélicoptère ! ...
... Je serais probablement un danger public.
Note à haute teneur en plaignage. Parce que ça faisait longtemps.
Bon, les Gens de l'Internet, je ne vous oublie pas, mais vraiment pas du tout du tout.
D'ailleurs je pense tout le temps à vous, à mon blog, et tout.
Un jour, je vais finir par en parler à voix haute dans un lieu pas du tout approprié, genre salle des profs ou salle de classe.
Mâââlheur....
Mais en fait je tenais à partager avec vous cette information captivante :
"En moyenne, un Français passera deux années entières de sa vie dans les embouteillages."
Je sais pas pourquoi, mais je crois que certains m'ont refilé leur part.
Les goujats.
Photographie totalement contractuelle,
avec même une Alinéa dedans.
La grande classe, quoi.
***
Bon, j'ai quand même quelques solutions pour patienter :
- me vernir les ongles
- lire
- corriger des copies
- brailler à tue tête des chansons définitivement répertoriées comme chansons de la loose
- faire les yeux doux aux automobilistes mâles des voitures d'à côté
- me remaquiller
- préparer des cours
- faire tourner le GPS en bourrique (je me sens en la matière investie d'une mission : je veux parvenir à faire dire à la bonne femme à la voix si posée "mais zyva l'autre si tu veux pas m'écouter et faire n'importe nawak t'as qu'à pas avoir un GPS, un mari suffit !". Cette mission, c'est mon Everest. D'ailleurs si vous voulez faire un don, n'hésitez pas, c'est pour la science...)
Et vous, vous faites quoi pour patienter ?
NB : un GPS est devenu neurasthénique durant la rédaction de cette note, et a été interné d'urgence.
NB 2 : en fait le but de cette note est bien sûr de démasquer les goujats qui m'ont refilé leur part d'embouteillages à vie, mais sans pour autant me donner leur part de Martini et de marrons glacés.
22:18 Publié dans Vita fabula | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
29 août 2006
Eh, on s'connait, non ?
Note contenant une révélation hautement révélatrice sur mon moi superficiel mais néanmoins essentiel. (Relisez Kant, tout y est) (ou regardez Alerte à Malibu, tout y est aussi et c'est un peu moins barbant sans doute).
Bon, les Gens de l'Internet, les vacances sont bel et bien finies, donc c'est cool, je recommence à aller sur l'Internet Mondial (uniquement, vous vous en doutez, pour trouver des pistes pédagogiques).
J'en ai même profité, inspirée par Fyfe, pour avoir une conversation fort éclairante avec Dieu lui-même, à la suite de laquelle il a avoué me trouver fort sympathique et a même regretté son absence de matérialité, mais en a quand même profité pour me demander de faire un don, ce qui ne va pas être possible, tout mon budget mensuel est dépensé chez Séphora non mais.
Et surtout j'ai reçu par mail un lien trop utile dans la vie de tous les jours : un logiciel sur lequel tu télécharges ton visage, et qui mesure ton degré de ressemblance avec 4 000 personnalités.
Incroyable, non ?
Inutile de vous dire que je n'en menais pas large, persuadée que j'étais de voir le logiciel me trouver 86 % de ressemblance avec Alf, au moins.
Je gardais donc les yeux obstinément fermés durant la durée des opérations, puis risquais un oeil puis deux.
Ouf, il semble que je ressemble à une Italienne nommée Séréna Autieri (à 72 %), mais aussi (mais moins) à Holly Marie Combs, Aishwaria Rai ou Julianne Moore. Si, si, mais seulement dans le noir (très noir).
Séréna, qui ressemble à Alinéa
(sans doute le côté penché).
Soulagée, je me hasardais à tenter l'expérience avec d'autres, et en particulier avec Brad. Parce que bon, Brad, je l'aime bien, même s'il ne m'a pas invitée à Malibu. (Et par "je l'aime bien" je veux dire "si tu veux m'épouser, Brad, pas de problème, j'ai justement un week end dispo à la fin du mois).
Et bien figurez vous que Brad ressemble à Brendan Fraser (70 %) et Richard Clayderman (68 %), mais pas à lui même... (enfin, ça dépend des photos, il se ressemble parfois à 97 %, et moi, 97 % de Brad, je prends).
Donc finalement, si ça marche pas toujours, ce truc, peut-être que finalement, je ressemble bien à Alf...![]()
L'inquiètude me taraude...
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Et vous, vous ressemblez à qui ?
12:50 Publié dans Vita fabula | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note






