06 septembre 2009

Back in business

 

 

Bon, les Gens de l'Internet Mondial, moi, je sais pas trop lire les signes. Niveau lecture de signes, j'ai même pas le brevet des collèges.

 

Donc du coup, là, quelques jours après la rentrée, je peux dresser un bilan :

 

- J'ai l'immense chance d'avoir un emploi du temps hyper bien fait qui me permet de travailler six jours sur sept. La classe. La classe internationale, même. Après enquête approfondie, ce n'est pas une brimade, c'est juste que l'ordinateur aime bien me voir au lycée.

 

- Dans les trois premières minutes de prise de contact, j'ai fait preuve de la plus grande fermeté en beuglant "eh bien, Mademoiselle, il serait temps de sortir vos affaires". Après enquête approfondie (j'ai fait l'appel), il s'est avéré que la demoiselle en question s'appelle Marcel.

 

- Après environ une demi-heure de prise de contact, une élève s'est mise à sangloter sur mon épaule. Après enquête approfondie (elle m'a racontée sa vie depuis son sevrage), il semble juste qu'elle aimait bien les vacances.

 

- Après environ une heure de prise de contact, une élève s'est limite évanouie dans mes bras. Après enquête approfondie (je l'ai tractée jusqu'à l'infirmerie), il semble juste qu'elle était indisposée.

 

- Après environ une heure cinq de prise de contact, une élève a vomi sur mes ballerines. Après enquête approfondie (re-tractage à l'infirmerie), elle n'avait pas la grippe A.

 

 

Donc, franchement, je veux bien ne pas lire les signes, mais, là, juste maintenant, j'ai l'impression que l'année va être longue. J'sais pas trop pourquoi.

 

 

07 novembre 2008

La crise d'hier est la blague de demain.

 

 

 

Avec mes copines A., A. et A., on s'est mise à la gym suédoise.

Afin, A. et A. en faisait avant A. et moi.

Mais bon vous comprenez l'idée, les Gens de l'Internet.

Et on kiffe trop.

Enfin, sauf A., qui des fois en a un peu marre.

Mais bon.

 

Enfin le fait est, que la gym suédoise, c'est vraiment super.

 

D'ailleurs, d'après A., qui partage avec moi le privilège d'être une hôtesse de l'air low cost,

"ce qui est génial, avec la gym suédoise, c'est que tu donnes tout ce que tu as".

 

 

Ben jeudi soir, j'ai vécu à crédit.

 

Ce qui, par les temps qui courent, n'est pas très malin.

 

 

 

 

27 octobre 2008

Il y a deux sortes de temps, selon le poète : le temps où Alinéa est en retard. Et le temps où elle est grave en retard.

 

 Note fort peu inspirée. Encore un coup du complot mondial, ça.

 

Bon, les Gens de l'Internet, tout ça n'est qu'un malencontreux accident.

Un accident probablement ourdi par des forces obscures et complotantes qui ont décidé de me nuire.

Pour tout vous dire, je pense que c'est un coup de l'Agence Elite. Oui, oui, l'agence de mannequins.

 

En fait, tout avait bien commencé.

Dès samedi soir, j'étais dans les starting blocks.

Et en allant me coucher, méga hyper prévoyante que si le Nobel de la prévoyance existait, j'aurais intérêt à aller déposer ma robe du soir au pressing, j'ai changé l'heure de mon portable.

Il était minuit 43.

Je l'ai réglé à 23 heures 43, du coup.

Ce qui m'a donné l'impression pas désagréable de rajeunir. Comme quand tu t'imprègnes de crème Kenzo qui coûte le RNB trisannuel de la Moldavie, mais en version low cost. Et en version qui t'aide pas à pécho du 06, non plus.

Puis, pour ne rien vous cacher, les Gens de l'Internet, je suis allée me coucher.

Et c'est là que le destin, encore lui, ou le complot mondial, va savoir, a frappé.

Parce que ce que j'avais un peu oublié, dans l'Histoire, c'est que mon portable qui a coûté à son acheteur le PIB trisannuel de San Marin, au moins - non, c'est pas moi l'acheteur, moi j'investis exclusivement chez Sephora -, a une fonction ma foi fort utile. Il se remet à l'heure tout seul.

Mais manifestement, il ne se connecte pas un un satellite de la CIA pour le faire, et pour vérifier l'heure à l'horloge parlante.

Non, bêtement, il enlève une heure.

Sauf que si vous avez tout bien suivi, les Gens de l'Internet mondial, le truc, c'est que j'en avais déjà enlevée une, heure.

 

Vous voyez le problème ?

 

Cette nuit là, j'ai gagné DEUX heures.

 

Mais j'ai quand même réussi à rater mon cours de gym suédoise.

 

Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi.

Je ne vois que le complot.

Les Forces du Mal ont commencé leur oeuvre.

Je pense que la prochaine étape est la lecture imposée de l'oeuvre intégrale de Marc Levy dès le CP.

 

 

***

 

Si vous aussi, les Gens de l'Internet, pensez que ce post est le pire billet d'excuse de la terre entière, tapez 1.

Si vous pensez que le Sinistre Complot des Ténèbres est vraiment à l'oeuvre, tapez 2.

Si vous êtes ma copine Ariba, ne m'en veuillez pas trop d'avoir raté le cours. Tu viens demain ? (J'y suis allée aujourd'hui).

Si vous trouvez que le coup de faire passer des messages privés via son blog, c'est moyen, tapez (3969060²+26853850)/(5x²). 

 

***

 

 Sinon, rien.

07 septembre 2008

Le secret derrière la porte

 

Note qui devrait me sacrer grande prêtresse de l'überglamour.

Au moins.

 

 

Bon, les Gens de l'Internet, je sais que vous êtes grave fascinés par les brûlantes questions d'actualité, en particulier l'incandescente question du concours sauvage de nichons qui a eu lieu en d'autres lieux - et qui m'a amené environ quinze millions de visiteurs par jour - - je savais qu'avoir des seins finirait par payer -, et bien sûr par la non moins brûlante question de l'état du système éducatif français en ces temps de rentrée des classes, et en particulier le cas d'A., qui, je vous rassure, est bien là. Et égal à lui même. Ca promet.

 

Mais bon, les Gens de l'Internet Mondial, aujourd'hui, c'est d'un thème tout autant brûlant mais fort différent que je veux vous entretenir.

 

Oui, les Gens, je veux vous parler de la condition féminine.

De la condition féminine en France.

 

 

Parce que la vie des femmes, c'est pas que du glamour, loin s'en faut.

Au quotidien, nous sommes des warriors.

 

 

Alors voilà, les Gens de l'Internet, un vendredi soir, te voilà dans un bar louche du XVIIIe arrondissement.

Bon, d'accord, pas vraiment louche.

Dans un bar quoi.

 

Et voilà, que d'un coup, te prend une envie d'utiliser les cabinets d'aisance. C'est pas du snobisme, c'est vraiment ce qui est écrit sur la porte.

Tu te diriges donc, d'un pas primesautier mais pas trop, parce que tu portes des talons de 8 cm, que tu as bu quelques bières un demi-martini fort peu tassé (mes parents lisent ce blog), et qu'il y a un peu foule, vers lesdits cabinets d'aisance.

Qui finalement, se révèlent être un seul cabinet d'aisance. Finalement il est vraiment un peu louche, ce bar.

Un seul cabinet d'aisance mixte, qui plus est. Non mais c'est quoi ce rade ?

Et devant la porte de l'unique cabinet d'aisance, on trouve rien de moins que la moitié de la population du XVIIIe arrondissement.

Bon, c'est pas grave, on va patienter, il y a même des annonces pour plein de concerts, c'est sympa.

Finalement, tu en es aux concerts du mois de février, et ce n'est toujours pas ton tour.

Peu importe, c'est l'occasion rêvée de réaliser une étude sociologique du plus haut intérêt : les hommes utilisent cet unique cabinet mixte environ 34 secondes. Les femmes 8 minutes 28.

Franchement, elles abusent.

 

Et puis d'un coup, c'est ton tour.

Et c'est là que se produit le drame.

L'Apocalypse.

 

Cette unique cabine mixte est sournoisement occupée par des toilettes à la turque.

 

Alors je sais pas vous, les Gens de l'Internet Mondial, mais moi j'ai rien contre la Turquie.

Mais en revanche j'ai quelques dents contre l'inventeur des toilettes à la turque.

Comme environ 98,8 % de la population féminine.

 

Alors, pour ne rien vous cacher, les Gens de l'Internet Mondial Garçons, la légendaire solidarité féminine étant ce qu'elle est, on en parle, des toilettes à la turque.

On se refile des informations sous le manteau.

Il y en a toujours une, qui est partie en colo dès l'âge de 6 mois, et qui honore le dieu Quêchûâ - et qui fait donc partie des 1,2 % à trouver ça très bien, et en plus c'est vachement plus hygiénique, d'ailleurs moi quand j'achète un appart direct je fais installer des toilettes à la turque, qui t'explique que c'est parce que tu sais pas t'y prendre.

Qu'il suffit que tes cuisses soient pliées selon un angle de 43,7°, à condition d'être dans l'hémisphère nord, sinon c'est 43,3°, et qu'en plus il faut viser à environ 3,7 centimètres du bord, c'est quand même pas compliqué, allez fais pas ta parisienne.

Du coup, tu regrettes grave d'avoir passé les cours de Monsieur G., en cinquième, à rêvasser devant la nuque acnéique de Wilfrid, qui t'a jamais calculée, parce que là, maintenant, en parlant de calcul, ça t'aurait été utile de savoir calculer un angle de 43,7°. Mais ils ont qu'à le dire aussi, que la géométrie ça sert à utiliser les toilettes à la turque !

 

Et du coup tu te retrouves plantée là, à regretter amèrement d'avoir bu quelques bières un demi martini pas trop tassé, perchée sur tes 8 cm de talons.

 

Quid faciam ? aurait dit Lénine, sauf que lui étant un garçon, il se serait pas trop posé de questions, et, 34 secondes plus tard, il serait de retour à sa table, à recommencer à boire de la bière, tranquille le chat.

 

Utiliser des toilettes à la turque, pour une fille, c'est pire que résoudre la quadrature du cercle, réaliser un soufflé, et mettre du vernis à ongles rougenoir sur les ongles des pieds sans déborder. Tout ça en même temps.

 

Je vous résume la situation, les Gens de l'Internet Mondial :

 

- Le bas du pantalon ne doit JAMAIS toucher le sol. Or bien sûr, tu portes un pantalon large et long...

- Tu dois baisser le haut du pantalon.

- Tu dois remonter ta blouse trophypemaisunpeutuniqueparcequec'estlamode en véritable soie chinée de Sibérie, qui t'a coûté le rein qui te restait après les cours de Powerplate.

- Tu ne dois sous aucun prétexte toucher le sol, ou les murs.

- Et, en même temps, tu dois faire une performance olympique de visée, un truc dont seul serait capable un chinois dopé depuis 23 ans et entraîné depuis 22 ans.

 

Alors là, franchement, les Gens de l'Internet, j'ai douté.

J'ai douté de mon envie réelle.

Mais après quelques bières un demi martini, tu peux pas trop transiger avec ta conscience.

 

Et c'est alors que j'ai eu une illumination.

Ce problème contient trop de données.

Il suffisait de réduire le nombre de données.

 

J'ai donc enlevé mon pantalon. Et mes sous-vêtements, tant qu'à faire.

 

Tout ça sans que la moindre particule de tissu ne touche le sol.

Et je peux vous assurer, les Gens de l'Internet, qu'en équilibre sur un pied, lui même en équilibre sur 8 centimètres de talons, j'avais envie de rire.

Et la phase de rhabillage aussi est un poème épique.

Je pense mériter, pour cette performance, un Oscar, une médaille d'or et le prix Nobel. Au moins.

 

Mais j'ai réussi. Et je suis sortie de la cabine, après 8 minutes et 28 secondes. En me jurant de ne plus jamais boire de bière.

 

***

Plus tard dans la soirée, un ami généreusement doté par la nature du fameux chromosome Y qui permet de rester 32 secondes dans cet antre de Satan, me demande : "non mais franchement vous faites comment, vous les filles ???".

Mais j'ai mijauré un max, ah ah on se débrouille.

C'est sûr que c'est tellement mieux de tout dévoiler à l'intégralité des Gens de l'Internet Mondial...

 

 

 

 

 ***

 

Sinon, pas de doute, la gym suédoise est une méthode de torture très sophistiquée mise au point dans les prisons turques* pour tromper la vigilance des inspecteurs de la croix rouge : on te fourgue un suédois en micro-short qui rit tout le temps, on te met du ABBA à fond, et croyez-moi, au bout de dix minutes, j'étais prête à avouer que j'avais volé l'orange du marchand, participé au complot contre Kennedy, et porté un jogging blanc un samedi matin au supermarché.

 

* Ah oui tiens, finalement, j'ai peut-être une dent contre la Turquie, aujourd'hui.

 

 

28 août 2008

Lâche l'affaire

 

 

Bon, les Gens de l'Internet mondial - forts nombreux -, qui arrivent ici en cherchant les probabilités de gagner à l'Euromillion, j'vous rassure tout de suite :

 

vos probabilités sont nulles.

 

Franchement, ne dépensez pas un centime en jouant, envoyez directement vos chèques à Sauvez Séphora de la faillite en finançant Alinéa.

Parce que le ticket gagnant de demain, il est plié, bien rangé, dans mon soutien-gorge dans un endroit top secret que vous croyez quand même pas que je vais vous le révéler, non mais.

 

Ca fait un moment qu'on a un deal, Euromillion et moi.

 

Et demain, je réclame mon dû.

 

Là, il faut faire vite, on est à J-12 du premier paquet de copies, et à J-5 de retrouver A., dont nous suspectons légitimement qu'il puisse être envoyé par des instances supérieures pour me punir de fautes commises dans une vie antérieure. Lourdes, les fautes, parce que manifestement, j'ai pris lourd en matière de karma. Je devais probablement manger des bébés lapins nains à tous les repas et porter un jogging blanc taille basse pour aller acheter du pain.

 

***

 

Sinon, j'ai taillé tous mes crayons de couleur. Je pense que cette überinformation mérite sa place sur l'Internet Mondial. Vous êtes bouleversifiés, non, les Gens ?

Et du coup, je ne peux pas vous garantir qu'aucun crayon de couleur n'ait été maltraité durant la rédaction de cette note. Ce qui est fâcheux.

 

 

 

 

27 août 2008

La nota, please !

 

Note qui aurait toute sa place dans tous les guides de voyages, rapport au fait que dedans, il y a un guide de survie grave utile.

 

Bon, les Gens de l'Internet, ce qui est grave frais, à l'étranger, c'est que tu peux parler étranger.

C'est même conseillé.

Et moi, j'adore parler étranger.

Surtout avec George dans la langue de Britney-Oups-I-did-it-again

Ou bien l'étranger de Suisse ou de Belgique, parce que, bon, j'ai grave l'impression de trop bien maîtriser l'étranger, que si je voulais je pourrais presque avoir un diplôme et tout.

Mais ailleurs, il vaut mieux apprendre l'étranger vite.

Parce que dès que tu commences à parler de l'angoisse eschatologique propre à l'humanité, en étayant tes propos de quelques citations fort bien placées de penseurs Moldaves, avec un étranger non francophone, rapidement, tu te retrouves toute seule, et c'est pas trop drôle.

 

Du coup, avant d'aller en Italie examiner le David sous tous les angles et battre le record du monde de consommation d'Asti Spumante en terrasse, je m'étais documentée avec beaucoup de rigueur sur la langue de Dante.

 

C'est donc munie du minimum vital de l'Alinéa en vacances que je suis partie :

 

Martini, Chianti, Spaghetti, George Clooney, Aperitivi, Gelati, Amaretti, George Clooney, Macaroni, Asti, George Clooney.

 

 

Vous vous doutez bien, les Gens de l'Internet, qu'avec un tel bagage linguistique, il me tardait de pratiquer. Grave.

 

Au péage du tunnel du Mont Blanc, j'étais désapointée : la dame du tunnel parlait français. Un peu dépitée, je décidais de prendre mon mal en patience en révisant mes basiques :

 

Bonjour : buongiorno. Facile, c'est un bon Giono. Tous les Giono sont bons d'ailleurs, vous dirait ma Mère à moi que j'ai. Et on ne contredit pas une femme qui fait les meilleures lasagnes de la galaxie.

Au revoir : arriverdeci. Ah oui, je suis arrivée d'ici. Check.

Merci : Grazie. Comme Grace Kelly mais pas tout à fait, en somme.

 

Dans la première station autoroutière (oui, ma vie est parfois crypto-glamour, je sais), je commence fébrilement à chercher à mettre en application mes talents.

Et c'est donc avec un immense plaisir que j'ai braqué mon sourire 2000 volts sur les plus proches clients.

Bon, il s'agissait de Japonais avec lesquels j'ai parlé en anglais - une fascinante conversation sur le diesel, je peux pas trop vous raconter, vous allez être jaloux devant tant d'übermétaphysique.

Ah ah, mais je n'avais pas dit mon dernier mot. Il fallait payer. Et là, à la caisse, enfin, mes dons linguistiques allaient prendre leur pleine mesure.

C'est donc d'un pas alerte que je me dirige vers le cabanon, tout en répétant : sette (le numéro de la pompe), grazie mille, et tout et tout.

 

Mais le pompiste, l'air maussade, me prend la carte bleue des mains avant même que j'ai pu articuler un mot.

Fort dépitée, je décide d'attendre qu'il me rende ma carte pour enfin prononcer mes premiers mots d'italien.

Et c'est ainsi, de ma voix qu'un rapport d'inspection avait trouvé fort claire et bien placée, et qui genre a dû porter jusqu'à la pompe 347, que j'ai remercié l'employé d'un tonitruant :

"Danke schön"

 

Pic de la Mirandole, sors de mon corps.

 

Dans l'ensemble, ce séjour dans la magnifique Toscane n'a pas épuisé mes talents linguistiques majeurs, et j'ai pris avec certains serveurs de mémorables fous-rires... A Pise, une légende circule sur la touriste au brushing parfait qui a demandé "la nota, please".

 

 

25 août 2008

Louison Bobet, sors de mes jambes*

 

Bon, les Gens de l'Internet, ce qui est cool avec les vacances, c'est que tu fais des trucs que tu fais jamais dans ta vie normale.

 

Par exemple, dans la vie normale, je me déplace beaucoup.

En voiture, parce que bon, pour avoir la chance d'écouter Radio-Bled-du-Centre-de-la-France, qui diffuse Comme un ouragan en toute impunité, il faut soit vivre dans le Bled en question, soit avoir une voiture.

En métro, parce que bon, c'est quand même le moyen le plus efficace pour s'entraîner à parler anglais avec des Moldaves de passage.

En RER, parce que franchement, l'organisation des paysages périurbains et des entrées de ville méritent deux voyages par jour quand on enseigne la géographie. Au moins.

A pieds, parce que mon lycée a eu la bonne idée de s'installer à droite après l'épicerie, mais à environ 2 kilomètres après l'épicerie.

A roller, parce que c'est quand même grave hype.

 

Bon, ça va, ça va, les Gens de l'Internet, d'ici j'en entends ricaner. Mais si je sais où sont mes rollers. A peu près. Enfin, vaguement quoi. Comment ça je les ai donnés il y a cinq ans ??? IMPOSSIBLE.

 

Mais au quotidien, s'il y a bien un moyen de locomotion que j'évite comme les restaurants macrobiotiques, c'est le vélo.

 

Déjà, j'ai pas de vélo.

Ce qui n'aide pas.

Et l'abonnement velib, c'est gentil mais j'ai piscine.

 

Mais bon, en vacances, tout est différent, les Gens de l'Internet.

Déjà, tu te lèves tôt mais volontairement, donc c'est pas pareil.

Ensuite tu bois un apéritif tous les soirs, comme à Paris me direz-vous fort justement, les Gens de l'Internet mondial, mais là, c'est en toute bonne conscience, parce que bon, c'est les vacances.

 

Alors du coup, bon, ben, pourquoi pas boire le calice jusqu'à la lie et s'aventurer à faire du vélo.

Soyons fous.

 

Alors évidemment, quand tu n'es pas montée sur un vélo depuis le siècle dernier, tu commences par choisir ton moment. Par exemple, tu attends qu'il fasse environ 45 degrés à l'ombre. Parce que c'est quand même plus agréable de pédaler au soleil.

Puis tu choisis ta tenue. Tiens, une petite jupe beige incrustée de broderies anglaises, toute virevoltante. Parce que bon, c'est mieux, une tenue seyante en vacances.¨

Puis tu choisis ton lieu. Oh, entre deux champs, c'est quand même grave plus romantique qu'entre une voie de bus et l'avenue Magenta.

 

Et c'est ainsi qu'une Alinéa se retrouve, un beau jour du mois d'août, à enfourcher un charmant vélo, modèle bionique 2045, sur lequel les ingénieurs de la Nasa ont planché environ 35 ans. Une merveille de technologie. Une preuve de l'existence de Dieu m'a-t-on dit. Alors que bon, tout le monde sait que la meilleure preuve de l'existence de Dieu c'est le macaron à la pistache.

 

Bon, alors là il faut monter sur l'engin. Pas de problème.

Puis il faut pédaler pour faire avancer l'engin. Pas de problème.

Ah mais c'est trop funky, finalement, le vélo. Je devrais en faire plus souvent. M'acheter un vélo rose. Et aller au lycée avec. Je me vois déjà, la cuisse fuselée, le fessier en acier, toute pimpante.

Et cette brise, franchement, c'est super.

Bon, elle me décoiffe un peu, mais c'est romantique, non ?

Ah mais ça monte un peu, là, non ?

Oui, mais bon, si c'est le prix à payer pour avoir la cuisse fuselée, on va pas se plaindre.

Et puis si ça monte, après ça va descendre, en toute logique.

Ah tiens, qu'est-ce que je disais, ça descend déjà.

Du coup, la brise te plaque la jupe sur le visage.

Bon d'accord, 5 automobilistes et une vache peuvent faire état de la couleur de tes sous-vêtements. Et alors ? Elle est très jolie, cette culotte.

Et puis, totalement aveuglée, tu as fait un écart vers le fossé, mais bon, la boue, c'est sain. C'est même hype, à voir le prix de l'enveloppement de boue à Paris. Allez, fais pas ta Parisienne.

Tiens, voilà que ça monte encore. Ah ah, à moi les cuisses fuselées !

Mais pourquoi ça continue à monter ?

Là, franchement, je crois que c'est bon, le fuselage est OK, faut pas trop en rajouter quand même, on va pas rendre les copines trop jalouses.

Mais c'est le col du Tourmalet ou quoi, ce truc ?

 

 

 

Et c'est là que s'est produit le drame.

 

J'ai été dépassée par un joggeur.

 

 

Pas de doute, Satan se déplace en bicyclette.

 

 

* Bon, évidemment, Louison Bobet, moi je croyais que c'était la cousine des quatre filles du docteur March. Heureusement que certains sont toujours disponibles pour m'aider à faire croire aux Gens de l'Internet mondial que je suis culturée. Merci !

 

 

22 août 2008

Le côté obscur

 

Note gras free. Pour quelqu'un qui se reconnaîtra.

 

Hier, les Gens de l'Internet, j'ai décidé de passer de l'autre côté.

 

D'abord, je n'ai pas du tout mangé cinq fruits et légumes.

A la réflexion, je crois même que je n'en ai pas mangé un seul.

A moins que la confiture de fraise tartinée sur un croissant au beurre compte. Et sur deux croissants ?

Ou que l'expresso et le Coca light aient été requalifiés en fruits.

 

Mais ce n'est pas tout.

Sur l'autoroute, prise d'une impulsion subite, je me suis arrêtée avant* d'avoir roulé deux heures.

Comme ça.

Juste parce que justement, j'avais envie d'un café.

 

Et, en traversant le centre de la France, j'ai braillé à tue tête Comme un ouragan.

Parce qu'il existe en France des radios qui diffusent encore ce must have.

Et qui, aussi, t'informent qu'il y a un bal musette avec DJ Jean-Claude, samedi soir, à la salle communale, après un barbecue dansant.

Vous vous doutez que j'ai failli prendre une chambre d'hôtel pour pas louper l'événement.

 

Je crois qu'il existe des enfers pour les filles comme moi.

 

Demain matin, j'envisage de manger un lapin nain au petit déjeuner.

 

 

 

 

 

* Souligner, c'est pas utiliser le gras. Vraiment.

 

 

29 juillet 2008

Aujourd'hui, j'enlève le haut... et le bas !*

 

Note très déshabillée. Parce que bon, il fait grave chaud.

 

Bon, les Gens de l'Internet Mondial, l'heure est grave.

Voire pire.

Ce qui donnerait un truc genre "vegra".

Si vous me passez l'expression, les Gens de l'Internet.

En effet, en cette période estivale, mes stats sont en berne.

Non pas que je vive l'oeil rivé à mes stats, non mais, j'ai autre chose à faire, en particulier tester toutes les marques d'Asti Spumantedisponibles sur la place de Paris pour me consoler de ne pas pouvoir me réveiller tous les matins face à une toile originale de Raphaël en me nourrissant exclusivement de gelati... (mais j'ai un plan pour y parvenir, ce n'est qu'une question de temps) (un plan qu'on appellera le plan M, en honneur à Machiavel) (et un plan qui inclut George et Brad).

Mais bon, c'est un fait. D'abord, je ne poste pas assezme disait George récemment, mais dans la langue de Britney, parce qu'il maîtrise peu la langue de Jenifer, et ça attire peu le chaland. J'en conviens.

Mais en plus, pour une raison mystérieuse qui pousse le Colonel Moutarde à aller explorer la bibliothèque de plus près voir s'il n'y aurait pas un chandelier qui traîne, dès qu'il fait beau, pfff, les stats dégringolent. C'est une réaction chimique, en somme.

 

Tout ça pour vous dire, les Gens de l'Internet, qu'il est temps de réagir.

Du coup, je me suis penchée de près sur la question.

Mais pas trop, j'ai le vertige.

Et j'ai demandé conseil à d'éminents spécialistes du marketing. Oups pardon, de la mercatique.

Enfin, surtout à ma copine M. Qui est une éminente spécialiste de la mercatique.

 

Et la réponse a été unanime (ma copine M. est toujours unanime avec elle-même) :

les gens veulent du pain et des jeux.

D'ailleurs, regardez un peu, les Gens de l'Internet, ce qui s'est passé en octobre 1789. Éclairant, non ?

 

- "Pourtant, les requêtes Googlevont rarement dans ce sens, ai-je répliqué à ma copine M. Jamais je ne vois arriver des gens qui tapent "Panem et circenses", et c'est un peu triste quand même.

Alors que des Gens de l'Internet Mondial qui arrivent ici en tapant "fabriquer sa poupée gonflable soi-même, dans le garage de Tonton Gustave" ou "prof de SVT nu", il y en a tout plein..."

 

- "Mais bon sang c'est bien sûr ! s'est alors exclamée ma copine M., tu as raison (toujours), ce que les Gens de l'Internet veulent, c'est du nu intégral !."

 

- "Oui, mais moi, j'ai de la déontologie bloguesque.

J'ai une ligne éditoriale de haut vol, quand même.

Je ne suis pas prête à tout pour mes stats, non mais."

 

- "Ah bon ? a rétorqué ma copine M. Mais c'est pas toi que j'ai entendu dire, voyons, "je couche bien pour rien, alors autant coucher pour quelque chose" ? Et tu oses encore me parler de déontologie ?"

 

- "Ah oui, mais non, enfin, c'était dans un tout autre contexte, voyons !"

 

- "Tu as raison, a placidement répondu ma copine M. La salle des profs, c'est un TOUT AUTRE contexte." Et elle a repris un macaron.

 

 

***

 

Donc, toute honte bue, j'ai décidé de poster une photo de moi. Nue. Vous l'aurez voulu. Et sans brushing, en plus.

 

 

 

Alinéa nue.JPG

 

Vous noterez, les Gens de l'Internet, en plus de l'absence flagrante de brushing, qu'à l'époque, j'aimais les bambi plus que les ragondins, mais que déjà, je jouais avec mes cheveux !

 

Ce post est une réponse au tag d'Ariba (je sais, je suis pas en avance), une autre copine, qui est bien loin, en Asie (sans sèche-cheveux !) et dont je vous recommande les magnifiques photos.

 Ce tag consiste à publier une photo de soi enfant. Et comme il paraît qu'il faut refiler le bébé, je tague Fashion, Lyle, Zag, et puis aussi toi, là, le Gens de l'Internet !

 

***

 

Et puis comme il paraît que quand même, les Gens de l'Internet aiment bien les circenses, j'envoie une carte postale kitschissime de mon prochain lieu de villégiature à celui ou celle qui le premier/ la première, propose, dans les commentaires, la bonne réponse à la question suivante :

"comment ai-je géré Ernestine, suite au sacrifice d'Ernesto, en Toscane ?" 

 

A vos commentaires !

 

 

 

 

***

* Merci à Comme une image de m'avoir soufflé le titre de cette note dans son commentaire sur le billet précédent !

 

15 juillet 2008

L'ultime sacrifice

 

Note avec Brad, George, du Martini, du Limoncello, des robes de folaïe, et tout et tout... ben quoi, c'est les vacances !

 

 

Bon, les Gens de l'Internet, il faut que je vous dise.

D'abord, j'ai déménagé. C'était bien.

Ensuite j'ai corrigé le bac. C'était bien. Mais moins.

Ensuite mes djeunz ont eu les résultats du bac. C'était bien. Mais pas pour tout le monde. Donc on a géré au mieux.

Et maintenant, c'est officiel, la boîte à djeunz est fermée, donc ça y est, plus d'appels, plus rien : je suis en vacances.

 

D'habitude, quand je suis en vacances, je fête ça. Mais là, bon, vu que ça fait un mois et demi que tous les jours on fête mon aménagement, le bac, les copies, ah la fin des copies, oh tiens j'ai un genou, si on fêtait ça, du coup j'ai pas trop fêté les vacances. Ou si peu, que ça compte pas vraiment.

 

A la place, j'ai commencé à préparer mes bagages. Ben oui, Alinéa, globe-trotteuse, c'est moi.

 

Le truc, vous voyez, les Gens de l'Internet mondial, c'est que là, sous très peu, je pars dans une des régions les plus glamour du globe, à savoir la Toscane. Donc qui dit Toscane dit garde robe de ouf.

 

Mais il y a un hic.

Je ne pars pas seule.

Nous partons à 5.

Cinq filles.

En voiture.

 

Alors là, laissez moi vous dire, les Gens de l'Internet mondial, se pose un problème de maths qui fait passer la quadrature du cercle pour Oui Oui apprend à compter avec un boulier chinois.

Comment caser les bagages de 5 filles über-trendy dans le coffre d'une voiture ?

 

Très tôt, des pourparlers diplomatiques qui n'ont rien à envier au dialogue entre les deux Corée se sont engagés. Ces pourparlers ont conduit à l'élaboration d'une charte signée en grande pompe, ou plutôt non, en petites chaussures, on n'a pas de place à perdre, non mais.

 

Donc il faut limiter le nombre de mascaras par personne, le nombre de paires de chaussures (j'ai obtenu in extremis le droit à trois paires, je me voyais mal avec 2 paires et demi), le nombre de top-vraiment-trop-décolletés-au-cas-où-on-tomberait-sur-George-Clooney-après-tout-il-a-bien-une-villa-en-Italie-non-mais, le nombre de tout.

 

Et, vous le croyez si vous voulez, les Gens, mais c'est sur moi qu'est tombé l'ultime sacrifice.

Croyez-moi, j'en cauchemarde.

Je suis en stress total, comme diraient les djeunz.

Parce que, au cours de palabres fort serrés, toi tu peux prendre ta brosse à dents électrique mais alors tu prends pas ta crème anti-gras, d'un coup, sans prévenir, comme ça, en fourbe, on m'a dit :

 

- Euh, tu sais, Ernesto, ça va pas l'faire...

 

Alors là, laissez moi vous dire, les Gens de l'Internet, j'ai appris à quoi ça ressemble un arrêt cardiaque.

 

Moi ? En vacances ? Sans Ernesto ? Ernesto qui me suit même si je dois passer UNE seule nuit hors de chez moi ? Ernesto qui a visité les mêmes pays que moi ? (euh, bon, ça va, j'en ai quand même vu plusieurs des pays ! Bon, d'accord, deux, mais quand même.)

 

La mort dans l'âme, j'ai acquiescé, mais j'ai monnayé sec. Je prends pas Ernesto, d'accord. Mais en contrepartie j'ai droit à trois robes-trop-décolletées-au-cas-où-Brad-en-aurait-assez-de-pouponner-à-Nice.

 

Mais là, maintenant, à l'heure de tout boucler, mon coeur saigne. Ernesto boude. Et quand je vois ce à quoi je vais être condamnée pendant 15 jours, je me dis, ça va pas l'faire...

 

Jugez plutôt :

 

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A la place d'Ernesto, la rolls des sèche-cheveux, le nectar du brushing, me voilà condamnée à Ernestine, sèche-cheveux asthmatique qui, à mon avis, expirera avant même d'avoir franchi le Rubicon (oui, bon, je sais, je connais ma géographie, faut pas croire).

 

Pour me venger, j'ai un plan.

Un plan que n'aurait pas renié Machiavel himself.

Je compte voyager avec trois tenues superposées.

L'essentiel, c'est de ne pas se laisser abattre.

 

***

 

Du coup, les Gens de l'Internet, je vous souhaite de bonnes vacances. Ou de bonnes pas-vacances. C'est selon.

 

Et puis, comme ça, en passant, je tiens aussi à vous signaler, au cas où l'information vous aurait echappé à la Une du Monde diplomatique, que bon, en toute modestie et tout, j'ai participé à un rallye littéraire top hype, et que bon, quand même, mon équipe a gagné. Parce que nous le valons bien. Et que si vous voulez, tous les détails historiquement authentiques, c'est là.

 

Sur ce, je vais tenter d'aller fermer ma valise, en convoquant le dieu Samsônit...

 

Et pour me faire pardonner mes trop fréquentes absences, les Gens de l'Internet Mondial et Intergalactique, je vous promets à mon retour un post totalement décoiffant.

Un truc de ouf.

Avec une photo de moi nue.

Rien que ça.

Si ça c'est pas du teasing...

 

 

 

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