21 mai 2008

Hé, Demosthène, sors de ce corps !

 

 

Note sans Brad (hélas), sans Martini (trois fois hélas), mais avec plein de cartons, parce que bon, là, chez moi, c'est un vrai pandémonium. Si, si.

Et j'ai toujours un magnifique shaker électrique, modèle jaune 2000, jamais servi, à fourguer. Et je comprends pas bien pourquoi ça intéresse PERSONNE alors que bon, quand même, on est tous d'accord pour dire que ça sert à RIEN. Mais quand même.

 

 

Bon, les Gens de l'Internet, là, c'est un peu le feu. Entre les fouilles archéologiques menées dans mon dressing, qui m'ont conduite à trouver quelques colliers en fourrure orange (comment ai-je pu arrêter de les porter, telle est la question) , quelques sèche-cheveux neufs et quelques robes ma foi plus adaptées au tapis rouge de Cannes qu'à la salle 107, les cartons de livres à préparer (bon, j'ai, on va dire, quelques livres), les derniers cours à boucler, les dernières copies à corriger, je suis un peu grave overbookée.

 

Mais bon, quand même, je ne peux pas perdre une occasion de trouver une excuse pour ne pas corriger de vous raconter ce que A. retient de mes cours d'Histoire.

 

A. est une mine d'or. Le filon de la salle 107. Un filon qui tourne parfois au cauchemar.

 

Parmi tous les cours de l'année, en Première, il y en a un qui plaît particulièrement aux djeunz, c'est celui sur le nazisme. Entre fascination et répulsion, je suis sûre de captiver mon auditoire.

 

Les questions fusent, car pour les djeunz, il est tout simplement inconcevable que les théories racistes d'Hitler aient suscité au pire une telle adhésion, au mieux une certaine passivité.

 

 

S. s'indigne avec véhémence (et sans lever la main, mais bon, c'est un détail pour vous, même si pour moi ça veut dire beaucoup) :

- Mais enfin M'dme, c'est pas possible, comment les gens ont pu croire à ces c*** ? Il est grave chelou ce mec ! (le vocabulaire est d'origine)

 

A., toujours avide de répondre : 

- Mais t'es complètement ouf, la prof elle l'a dit, ce mec c'était grave un bon horodateur. C'est pour ça.

 

Vous pouvez me croire - et vous allez me croire : je n'ai JAMAIS dit ça.