17 avril 2008
Grammaire d'Arbres Adjoints (si, si)
Note composée sous l'emprise de substances totalement licites, mais avec un taux de caféine dans le sang propre à le rendre à même de remplacer le pétrole.
Et puis, aussi, note au titre énigmatique, parce que bon, quand même, le mystère, c'est cool. Et d'ailleurs, que faisait le colonel Moutarde dans la bibliothèque à une heure aussi indue ? Cette histoire a assez duré, franchement...
Bon, les Gens de l'Internet Mondial, figurez vous que j'ai été taggée deux fois en peu de temps. Et que, en ancienne bonne élève que je suis, je fais (une partie) de mes devoirs en répondant à celui de So, initié par Thom (Ariba, je ne t'oublie pas !)
Mais de quoi s'agit-il donc, me demanderez-vous, les Gens de l'Internet, non sans quelque légitime angoisse ?
Et bien, il s'agit de répondre aux questions posées par le précédent taggé, puis d'en rajouter une avant de lancer la patate chaude vers une autre innocente - ou pas - victime.
La bonne nouvelle, c'est que je suis au tout début de la chaîne, je ne dois donc pas répondre à 198 476 286 questions, mais toi, là, le Gens de l'Internet Mondial, tu peux trembler... ton tour viendra, mais quand ? C'est beau le suspens. Presque autant que le mystère. C'est dire.
Question 1. On a tous un sosie quelque part. Quelqu'un qui nous ressemble un peu, tout au moins. Ou alors quelqu'un qui a fait penser quelqu'un d'autre à nous lorsqu'il l'a vu(e). Parfois, ça peut entraîner de lourds ressentiments. Si on me dit que je ressemble à Nicolas Sarkozy, par exemple, je pleure. Alors, à qui t'a-t-on déjà dit que tu ressemblais ? (Même de loin, ou de profil, ou philosophiquement parlant, ou pour déconner, rhoo !)
Bon, alors là, c'est hyper facile. Je ressemble à Lara Croft. Grave.
Sauf que non.
Alors, un jour, dans le bus, dans la banlieue profonde qui craint un peu, un type m'a dit avec beaucoup d'assurance que j'étais Sabrina, une esthéticienne qui sévissait dans le 9-3. Donc j'en ai déduit fort brillamment que je ressemblais à Sabrina. Stupéfiant, non ?
Sinon, le logiciel qui te permet de vérifier si tu ressembles à Alf ou pas, a longtemps soutenu que je ressemblais à Serena Autieri.
Mais les logiciels sont versatiles, c'est bien connu.
Ou bien j'ai vieilli.
Non, je déconne, c'est pas possible, je ne vieillis plus. Du tout. Grâce à mes crèmes Kenzo orgasmiques.
Donc maintenant je ressemble à Laura Carter et à Kate Winslet.
Mais, contrairement à d'autres dont je ne divulguerai pas le nom (sauf contre un marron glacé) (allez, un demi marron glacé) on ne me demande JAMAIS de signer des autographes. Ce qui m'attriste. Profondément.
Et puis, bon, quand même, philosophiquement, je ressemble un peu à James Bond, parce que "danger is my middle name", un peu à Confucius, parce que je suis sage - qui ricane ? -, un peu au Dalaï Lama, parce que je kiffe grave les oranges.
Non, sinon, sans rire, je suis unique, je ne ressemble à personne. Même si mon imitation de la Vénus de Milo est, paraît-il, excellente. Mais je sais rester modeste.
Question 2.Qui va gagner la Nouvelle Star ? Naaaan, je déconne. La vraie question est : tu dois tuer la personne avec qui tu vis, comment t'y prends-tu pour ne pas te faire choper ?
Bon, pour la Nouvelle Star, je suis bien embêtée. Parce que moi, la Nouvelle Star, je ne l'ai jamais vue. Bon, un jour, j'ai dîné à côté de Claire Chazal, mais c'est plus trop une nouvelle star, non ?
Sinon, je me pose beaucoup de questions sur cette question. Je trouve, So, que tu as l'air de chercher des pistes. Et du coup, je m'inquiète.
En fait, moi, je sais surtout tuer les bonsaïs. Je suis la serial killeuse des bonsaïs.
Mais à tous les coups, je laisse des traces : le corps desséché, l'arme (la terre desséchée aussi).
Et puis, ma carrière de criminelle, souvenez-vous, a été aussi brève qu'intense.
Ceci dit, éliminer un homme, ça ne doit pas être trop difficile. Un homme, ça vérifie si son vaccin antitétanique est à jour quand ça se coupe avec une feuille de papier. Une chose aussi fragile, ça doit se tuer facilement, non ?
Mais bon, si je devais me débarrasser d'un conjoint, par exemple pour le remplacer par Brad, je pense éviter les solutions gore.
Parce que le sang, ça part pas bien sur les blouses fuchsia.
Je pense que le plus simple c'est de laisser l'homme en question accéder à mon fichier de musique de la loose sur mon ordinateur. Et il y a du lourd. De l'inimaginable. De l'inconcevable.
Devant un tel déploiement d'horreur, la crise de rire suivie de la crise cardiaque de l'homme nourri aux macarons, au Martini et aux marrons glacés sont assurées.
Et, pour ne pas me faire choper, j'efface les fichiers après. Je sais, je suis diabolique.
***
Je lance la patate chaude à ma soeur, Fashion, en rajoutant une question : taaaaadddaaaam !
Question 3. Si tu devais être privée de l'un des cinq sens, lequel choisirais-tu ? Pourquoi ?
23:46 Publié dans Panem et circenses, Vita fabula | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : brad, funky, tag, patate chaude
24 mars 2008
Tecknokiller du Palatinat
Composition quantitative de cette note : Intérêt culturel 100 % ; intérêt sociologique 100 % ; djeunz authentique 100 %.
(Oui, ça fait 300 %. Et alors ? Il est grand temps de dépasser les limites conceptuelles, les Gens, non mais.)
Bon, les Gens de l'Internet Mondial, au risque de briser tous les totems, de renverser tous les tabous, de choquer les mal-pensants, je dois vous avouer que parfois, il y a des cours qui saoulent grave les profs qui les font.
Oui, les élèves qui les écoutent, aussi, sans doute, mais ce n'est pas le propos ici, merci d'adresser vos remarques à la rédaction, j'aime bien avoir du courrier. N'oubliez juste pas de joindre des photos de Brad nu, merci.
En vertu de la règle absolue de la composition, une idée = un exemple, j'exemplifie de ce pas : moi, je l'avoue à la face de la Galaxie, "Les réseaux urbains et la métropolisation en Europe", je trouve que c'est moyen funky. Les élèves aussi, puisqu'ils en profitent pour laisser les gondoles à Venise.
En revanche, il y a des cours que tu kiffes grave. Sur lesquels tu t'éclates. Des cours hyper funky. Plus souvent des cours d'Histoire que de géographie pour moi, mais je ne vois vraiment pas pourquoi, franchement, non, je vois pas.
Et, en particulier -mais pas seulement- je vois toujours arriver avec émotion les chapitres concernant la Révolution française.
Je sais que je vais adorer ces cours, mais je sais déjà aussi à quoi m'attendre -les djeunz se renouvellent peu, année après année :
- M'dme, c'est vrai que la guillotine, ça fait pas mal ? Euh, comment dire, personne n'ayant jamais survécu...
- M'dme, on meurt tout de suite, quand on est guillotiné ? Non, en général on a le temps de boire un dernier café et de fumer une dernière cigarette, puis là, on meurt...
- M'dme, ça fait comme pour les canards ? On BOUGE ? Ben oui, on bouge le temps du café et de la cigarette...
- M'dme, qu'est-ce qu'on fait de la tête ? (mon moment préféré entre tous) ON LA POSE SUR LE CERCEUIL [air ravi et terrifié de l'assemblée]
Oui, vous noterez, les Gens de l'Internet Mondial, que les questions des djeunz sont toujours très tournées vers les exécutions, et, curieusement, assez peu vers les pesanteurs sociales de l'Ancien Régime, qui, conjuguées avec l'absolutisme royal , provoquent une inadéquation entre la société réelle et la société imposée par l'ordre ancien. Etrange, non ?
Mais, s'il y a bien un moment où je ne sais pas à quoi m'attendre, même si je sais que je peux m'attendre au pire, c'est lorsque, pour comprendre ce qu'est l'absolutisme de droit divin et comment il se met en scène, on étudie le tableau de Hyacinthe Rigaud, Lou*is XIV en costume de sacre...
Déjà, jeune prof à peine sortie des concours, et inspectée le jour de l'étude de ce tableau, j'eus l'immense bonheur d'entendre M., qui, déjà, avait jugé bon de me piquer le transparent - pour rire, M'dme - juste avant, s'exclamer assez fort pour être entendu de l'enfer - qui, soit dit en passant, n'était pas bien loin, on était dans l'ascenseur qui y mène, c'est sûr :
"Mais c'est qui cette t*** ??? Il va tapiner au bois ou quoi ?"
Alors là, franchement, un jour d'inspection, tu vis, ... comment dire..., un grand moment de solitude...
Depuis, je me suis aguerrie.
Je sais que, statistiquement, quand je vais distribuer la photocopie, la moitié des élèves vont dire :
"Aaaaah mais je l'ai fait, ce truc trop chelou. C'est Napoléon."
Une fois, un élève fort original s'est même exclamé
"C'est Jeanne d'Arc.",
se rapprochant par là de la moitié restante qui va invariablement me dire :
"C'est qui, ELLE ?"
Il paraît que Louis XIV, du fond de sa tombe, m'envoie des suppliques, genre "arrête d'étudier MON tableau, j'en peux plus, tu peux pas étudier celui de l'autre naze, Louis XVI, de toute façon il a plus toute sa tête, donc ça lui fera rien".
Mais parfois, je suis encore surprise.
Ainsi, il y a peu, S. a passé tout le temps de l'étude du tableau le nez pincé avec sa main gauche, parce que bon,
"M'dme, on m'a dit que ce type ne s'était JAMAIS lavé de sa vie".
Le même jour, R. s'exclame, émerveillé :
"Ouah, mais il a trop des fringues de bogoss, lui !"
Alors que j'en étais à un froncement de sourcils perplexe visant à évaluer cette opinion artistique, M., outré par la radicale nouveauté de cette proposition, s'exclame :
"Non mais t'es ouf, c'est trop chelou, comme fringues !"
Ce à quoi R. rétorqua, non sans sens de l'à propos :
"C'est toi qui est ouf et chelou, tu trouves trop beau le Buffalo Grill" (authentique, depuis cet événement, je ne suis plus tout à fait la même)
Vexé, M. tire sa dernière cartouche en assénant :
"Tu peux parler, t'as vu la tête de ta copine ?"
Et c'est à ce stade de ce fort édifiant échange que je parvins à calmer ma légitime curiosité (c'est qui la copine de R. ?) les ardeurs adolescentes pour passer à l'étude en huit points de ce tableau.
Passant entre les rangs pour vérifier la prise de notes, tout en dictant des choses fascinantes sur la concentration des pouvoirs dans les mains du roi, je trouvais Al. tirant la langue sous l'effet de la concentration, fort occupé à colorier la photocopie,
"parce que M'dme, ce mec, c'est trop un tecknokiller"
Et franchement, ça lui va grave bien, à Louis XIV, je trouve :
(les couleurs passent un peu mal, mais vous voyez l'idée générale).
***
Sur ce, je vais de ce pas me replonger dans la préparation d'un cours de géographie, en me consolant au Lindor au chocolat au lait, parce qu'il faut ce qu'il faut. Et aussi parce que Fashion les a oublié chez moi, la fourbe.
10:47 Publié dans Etudes de la djeunzerie | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : bogoss, culture, funky



