12 octobre 2008
Léon aurait-il mieux fait ?
Note kulturelle. Que Fashion me pardonne.
Et que la Kulture me pardonne, aussi.
Bon, les Gens de l'Internet, il est temps d'élever le niveau ici, parce que bon, quand même, on ne peut pas trop parler éternellement de toilettes à la turque, sous peine d'avoir très vite une réputation sulfureuse.
D'ailleurs, il y a peu, trouvant, de façon fort mystérieuse, une de mes nièces sans culotte après un passage aux toilettes, je lui demandais si par hasard, elle n'avait pas lu mon dernier post :
" Ah bon, parce que tu as un blog sans culotte, Tante Alinéa ???"
Ce qui m'a donné à réfléchir.
Est-ce ça l'objectif de ce blog ?
Moi, qui la première ai osé soulever la sulfureuse question de "Pourquoi Kant ?"
Moi, qui n'ai jamais été en reste en matière de réflexion sur la démocratie participative.
Alors du coup, je me suis dit qu'il est grand temps de revenir à la culture.
Et ça tombe bien, parce que la semaine dernière, j'ai un peu genre lu Guerre et Paix.
Enfin, genre seulement.
Mais en matière de puissance, tout était là. Jugez plutôt, les Gens de l'Internet mondial.
Samantha est une jeune avocate brillante qui évolue dans un milieu de requins, les avocats d'affaire, qui font de l'argent, n'ont aucune vie personnelle, et ne songent qu'à se marcher les uns sur les autres. Mais elle, elle se rend compte de rien, elle est un peu genre une victime consentante du système, elle trouve trop kiffant de ne même pas avoir le temps d'aller chez le coiffeur, et elle place tout son argent en bourse, parce qu'elle a pas dû lire la presse.
Jay n'aurait pas mieux fait.
Et puis un jour, Samantha commet une erreur. Alors toi, tu vois, quand tu commets une erreur, tu oublies de noter au tableau le titre du grand A, mais bon, c'est pas trop trop grave, tu prends ta craie, et voilà.
Mais Samantha, quand elle commet une erreur, cette erreur coûte 50 millions de livres à un client. C'est ballot.
Du coup, elle perd la tête. Elle part. Sans savoir où aller. Sans prendre son recourbe cils chauffant.
Elle saute dans un train. Ce qui prouve à quel point elle a perdu la tête, parce que bon, en Angleterre, prendre le train, c'est un peu l'expérience ultime.
Et quand elle est dans le train, elle a trop mal à la tête. Du coup elle ne rêve que d'une chose. Une aspirine. Et un verre d'eau. Ce qui fait deux choses, d'accord, mais bon on peut pas avoir l'esprit clair quand on vient de perdre 50 millions de livres, faut comprendre.
Mais ce que Samantha ne sait pas, c'est qu'elle marche vers son destin. Que ce train, c'est le train de la fatalité. Parce qu'on n'échappe pas aux Dieux. Ni aux aléas des chemins de fer britanniques, manifestement, qui décident de la larguer en pleine campagne, comme ça, juste pour le fun (et pour l'intrigue aussi). Du coup elle frappe au hasard à une porte, telle une Oedipe des temps modernes. Et là, c'est ça le fatum, on la prend pour la nouvelle bonne à tout faire.
Sophocle n'aurait pas mieux fait.
Et du coup, elle qui ne sait pas faire cuire un oeuf doit très vite se faire à sa nouvelle situation. Mais comment faire pour préparer les macarons glacés au foie gras qu'on lui demande ? Le suspens est à son comble pour nous, les Gens du Lectorat mondial.
Agatha n'aurait pas mieux fait.
Alors là, en accéléré, Samantha apprend tout. Faire cuire un oeuf. A quoi ressemble une casserole. Repasser une chemise. Ce qu'est une chemise. Et tout et tout.
Nadine n'aurait pas mieux fait.
Mais ce n'est pas tout. Parce qu'il y a le jardinier. Beau comme un dieu. Se promenant volontiers sans chemise (c'est à ça qu'on reconnait les bons livres : au nombre d'hommes sans chemise dedans). Musclé.
Alors là, Samantha, elle est déboussolée. Elle sent se réveiller la femme en elle. Ses reins se révèlent brûlants, comme si elle sortait d'une traversée du désert où les seules oasis étaient des avocats peu enclins à consacrer à la chose plus de 6 minutes hebdomadaires, douche comprise.
Alors que le jardinier lui apprend à attendre (3 jours), à se frôler dans un champ de framboisiers (les framboises ont un fort potentiel érotique - jusqu'au jour où tu dois nettoyer ta chemise), et à avoir des orgasmes multiples dans le même champ de framboises.
Barbara n'aurait pas mieux fait.
Et là, c'est clair comme du Seven Up Light, les Gens de l'Internet. Samatha, elle découvre enfin la vraie vie. Parce qu'elle vient des überclass londoniennes, où on se promène le couteau entre les dents, la pauvre, elle croyait que c'était normal de travailler toute la journée, de ne pas avoir le temps d'aller acheter un nouveau recourbe cils chauffant, et tout et tout.
Mais là, elle découvre le prolétariat. Qui gagne sa vie à la sueur de son front.
Mais qui prend le temps d'écosser des fèves, quand même. Or, tout le monde sait que le sens de la vie, c'est l'écossage de fèves. Du coup, vous comprenez bien, les Gens de l'Internet mondial, qu'on est en pleine exemplification de la lutte des classes. Grave.
Karl n'aurait pas mieux fait.
Mais bon, Samantha, en milieu nouveau, elle s'adapte. Et vazy que je batifole dans les champs. Et vazy que je repasse de la chemise. Et vazy que j'écosse des fèves.
Darwin n'aurait pas mieux fait.
Mais en même temps, tout au fond d'elle, elle ne peut pas s'empêcher de se dire oh mon dieu, j'ai commis une erreur, je suis un être horrible, comment ai-je pu faire un truc aussi moche. Et c'est alors que d'un coup d'un seul, elle a une illumination.
Archimède n'aurait pas mieux fait.
En effet, en fait elle n'est pas du tout du tout coupable. Elle n'a pas commis d'erreur. Impossible, puisqu'elle sait écosser des fèves. En fait, c'est un complot mondial.
Tom Clancy n'aurait pas mieux fait.
Et du coup elle va déjouer le complot mondial. En se déguisant en serveuse, parce que bon, en écossant ses fèves, elle a compris que le prolétariat ne mord pas. Donc elle se glisse subrepticement dans l'antre de satan.
Sidney Bristow n'aurait pas mieux fait.
Et là, elle dévoile la vérité vraie qui était trop cachée, elle rétablit sa réputation parce qu'en fait, elle était trop une victime innocente du système.
La comtesse de Ségur n'aurait pas mieux fait.
Mais au fond d'elle même, elle s'en moque grave. Parce qu'elle a un problème plus sérieux à régler : le jardinier ne veut plus la voir. Parce qu'il sait qu'elle est avocate. Or, de tous les Gens de la Terre, les seuls qu'il déteste, ce sont les avocats. Pas les dentistes, ni les inspecteurs des impôts, ni rien de tout ça. Non, lui, il hait les avocats. Au rayon fort bien achalandé des amours contrariées, ça faisait belle lurette qu'on avait pas vu aussi épineux.
Racine n'aurait pas mieux fait.
Mais bon, finalement, tout s'arrange, elle retrouve sa dignité perdue, elle réalise qu'en fait le jardinier a aussi des neurones, qu'en fait il est un chef d'entreprise plein d'avenir (oui, le prolétariat, c'est gentil un moment, mais pas au delà de la page 325, non mais), et lui réalise que son jugement sur les avocats est trop méchant.
Du coup ils s'embrassent sur le quai d'une gare. On sait pas trop pourquoi. Enfin si, on se doute de pourquoi ils s'embrassent, mais la gare, ça doit juste être pour faire de la pub aux chemins de fer anglais.
Et ils vécurent heureux à jamais en mangeant plein de fèves.
Les frères Grimm n'auraient pas mieux fait.
Sophie Kinsella, Samantha, bonne à rien faire,éd. Mille Comédies - Belfont.
***
Bon, sinon, les Gens de l'Internet Mondial, ceci est probablement mon dernier post de femme libre.
Parce que mon mauvais karma a encore frappé : j'accompagne un voyage scolaire cette semaine. C'est d'ailleurs une vision de ce voyage qui a inspiré le film Voyage au bout de l'enfer. Et il parait que Nostradamus s'est évanoui quand il est parvenu à ces dates dans ses éphémérides. Donc sous peu, je serais probablement emprisonnée pour voies de faits. Envoyez-moi des fèves à écosser.
23:31 Publié dans Paulo majora canamus | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : guerre et paix, jardinier nu, framboises écrasées
21 janvier 2007
La tactique de Nicomaque
Note a priori sans ragondin, ce qui est mal, mais à haute teneur en instructionnage. C'est déjà ça.
Bon, les Gens de l'Internet, aujourd'hui une note grave s'impose.
Ben oui quoi, trop dure la vie, mais on peut pas toujours parler entrailles de sashimi, ni même de Jude Law ou de truc style genre.
Donc du coup, aujourd'hui, j'ai décidé d'oeuvrer pour l'humanité entière, et au premier chef pour vous, là, les Gens de l'Internet Mondial et Intergalactique, et en particulier tous ceux qui arrivent sur cet humble blog en tapant des requêtes parfois poignantes ("tof de genou", par exemple), parfois poétiques ("blog femme décolleté"), parfois philosophiques ("à quoi sert l'internet mondial" - à taper ce genre de requêtes, non ?).
Parfois, au milieu de cette longue liste toujours instructive (j'apprends d'un rien, c'est le deuxième effet prof), se glisse une requête particulière, une qui attire l'oeil.
Ainsi, pas plus tard qu'hier, "comment épouser Alinéa - signé Jude" m'a profondément interpellée : en effet, tout le monde sait que Jude, c'est purement sexuel, c'est George que je dois épouser...
Mais surtout, il y a quelques temps, à la lecture d'une de ces requêtes, j'ai senti qu'il était temps d'exaucer un Google Wish...
En effet quelqu'un est arrivé ici en tapant "comment se faire des amis en salle des profs ?"
Donc, en exclusivité mondiale et intergalactique, les Gens de l'Internet, je vais vous expliquer comment se faire des amis dans ce lieu fascinant qu'est la salle des profs, antre du savoir ("c'est quand les vacances ?") et du bon goût ("oh làlà, tu savais que Kevin sort avec Kevina, en 2de B ????), de l'amitié littéraire ("t'as de la craie ? T'es trop ma pote") et des théories politiques de haut vol ("Tous pourris !").
Se faire des amis au travail, c'est comme pour tout, ce qu'il faut, c'est un plan. C'est ce Plan que je vais aujourd'hui vous révéler, au péril de ma vie ou presque.
Au passage, chers Gens de l'Internet, ces modestes conseils sont applicables dans beaucoup d'autres jungles.
Le Plan
Le Plan est à mettre en application dès votre arrivée dans cet auguste lieu. Il est composé de quelques règles simples, mais à suivre à la lettre.
Règle numéro 1 :
Ne JAMAIS critiquer personne ou rien pendant au moins les six premiers mois, y compris l'administration, le bus de ville, et le collègue trop bizarre.
Il y a seulement deux exceptions, mais là, Gens de l'Internet, lâchez-vous allègrement : vous pouvez critiquer la photocopieuse, forcément satanique, et la machine à café, forcément vendue au Grand Capital.
Tout ça parce que vous ne pouvez pas être sûr que le collègue auprès duquel vous allez critiquer la cantine n'est pas l'amant secret de la cousine au troisième degré de Georgette, qui est elle-même mariée au chef cuistot.
Règle numéro 2 :
Si vous êtes sataniste, fan de macramé ou membre du comité de soutien de N. Sarkozy, ne l'affichez pas sur votre casier (surtout dans le dernier cas, d'ailleurs), à moins que vous ne vouliez trouver un rat mort glissé dedans.
Non, sur son casier on affiche une blague ou une BD de bon goût, éventuellement en se moquant un peu de soi même.
Règle numéro 3 :
Ne manquez pas de demander conseil - le prof aime aider, c'est dans sa nature.
Donc demandez où vous pouvez vous procurer le formulaire B345a, où se trouve le café le plus proche, que faire avec Kevin, qui sort avec Kevina, de Seconde B.
Règle numéro 4 :
Saisissez les hiérarchies et le positionnement de chacun : donc Gontran est le joyeux luron, riez de bon coeur, même si vous devez vous chatouiller pour y parvenir ; Bernadette est la déprimée chronique, soyez compatissant mais positif ; Gaspard est le syndicaliste qui ne parle que de lutte des classes, parlez de vos ancêtres opprimés, même si pour les trouver vous êtes obligés de remonter sur 35 générations et d'inventer un peu ; ...
Normalement, à l'issue de la mise en place du plan A, vous devez avoir des amis, ou à défaut être apprécié par vos collègues.
Si ce n'est pas le cas, il ne vous reste que deux solutions :
Le Plan B : achetez vos collègues (le crédit de photocopies est la monnaie usuelle pour tout achat d'amitié en salle des prof).
Le Plan B' : avez-vous vraiment besoin d'amis ? Les ragondins sont de bonnes compagnie, aussi, vous savez ?
***
Voyez-vous autre chose, ô Gens de l'Internet Mondial ?
***
La prochaine fois, on parlera du Plan pour trouver Jude, dans le dos de George, OK ?
Ou pas.
***
Le titre de cette note est une allusion très subtile... Même si je dois déjà un loukoum à Fashion Victim depuis très longtemps, je promets mon estime éternelle à celui ou celle qui décode l'allusion de manière précise...
22:45 Publié dans Paulo majora canamus | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
20 novembre 2006
Zrtpqsdfghklmwxcvbn (au moins)
Note contenant un nombre de voyelles conséquent. Et des consonnes aussi. Parce que les consonnes, on peut dire ce qu'on veut, c'est hype. Surtout au Scrabble. Si, si, y a des Gens qui jouent encore au Scrabble. Et y a même des Gens de l'Internet Mondial qui tapent dans leur moteur de recherche "tricher au scrabble" et qui arrivent ici. Pourtant, tricher, c'est mal. Mais promis, un jour, je vous expliquerai comment tricher au Scrabble. Parce que c'est un peu le seul moyen de rendre ce jeu supportable.
Bon, les Gens de l'Internet, je voulais vous dire que cette note ne devrait pas exister. Parce que j'ai un peu grave un milliard de trucs à faire, en particulier préparer quelques cours, quelques exercices, quelques devoirs et tout et tout. Siouplé, ne dîtes rien aux inspecteurs de l'Entreprise...
Avant de passer aux choses sérieuses, je tiens juste à porter à votre connaissance de Gens de l'Internet avisés que vous êtes un fait incroyable et pourtant injustement passé sous silence par la presse intergalactique :
de lundi, 15h45 heure de Paris à mardi 8h35 heure de mékeskejefélàjétémieuxsoumacouet, je n'avais plus aucune copie à corriger.
Rien de rien. Pas même une petite synthèse qui traîne.
Approximativement, du 10 septembre au 20 juin, cette situation ne m'arrive jamais.
Donc j'étais grave fière.
Et un peu déboussolée aussi : je ne pouvais même pas culpabiliser de ne pas être en train de corriger...
Donc du coup, j'ai passé ma soirée à préparer des sujets de devoirs (ce que je paie au prix fort ce week end...).
Que voulez-vous, la nature a horreur du vide. Pour une raison inexplicable, elle préfère encore les aubergines.
***
Donc, pour en revenir à l'objet de ce post, lorsque je me connecte chez mon vénéré fournisseur d'accès (un peu de brosse à reluire ne nuit jamais), un écran apparaît et me demande de catégoriser mon blog, pour augmenter son audience.
Moi qui suis prête à vendre mon âme pour mon poids en aspartame, vous vous doutez bien que je suis prête à tout aussi pour augmenter l'audience de ce blog, devenir une star planétaire, séduire George Clooney et partir me la couler douce aux Bahamas.
D'ailleurs je me demande si je ne prends pas le problème à l'envers : ne devrais-je pas plutôt prendre un billet pour les Bahamas, y rencontrer George, le séduire (of course), et devenir ainsi une star planétaire ??? Je vous laisse, je vais me connecter sur Opodo...
Le problème, c'est que le vénéré Haut et Fort ne vous laisse pas la main sur les catégories. Pourtant il est évident que mon blog est un éminent représentant de "blog génialissime sexy glamour hilarant mais plein d'esprit d'une fille qui mérite de gagner à l'Euromillion".
Mais cette catégorie semble, inexplicablement ne pas exister pour Hautetfort, qui préfère se cantonner au tout venant...
Pour vous permettre de juger, voici les propositions, manquant cruellement d'originalité, tss tss :
Loisirs Détente
Bon, je ne fais pas de macramé, je ne saute jamais à l'élastique (exemple parfait de loisirs à triple détente) (OK, je sors).
Et puis, bon sang, ce blog, ce n'est pas de la détente, c'est de l'instruction.
Brute.
Que ce soit quand j'écris sur la Crise de Cu*ba ou sur comment devenir hype, je ne veux qu'une chose, vous apprendre plein de choses trop fun. Qui ricane ?
Maison, Décoration, Bricolage
Bon, c'est vrai, j'aime bien faire des trucs avec mes genoux. Des macarons, mais pas que. Des fois, je cuisine du chou chinois.
Mais en même temps ma conception du bricolage, c'est fermer les yeux, penser très fort qu'il faut repeindre l'entrée, compter jusqu'à trois, rouvrir les yeux, se rendre compte que rien n'a changé et se consoler en buvant du Martini.
Il faut reconnaître que cette méthode n'a pas fait ses preuves pour changer la couleur de l'entrée, mais elle met de bonne humeur (grâce aux plantes contenues dans le Martini, bien sûr).
Et puis, non, je ne fais toujours pas de macramé...
Musique
Bon, c'est vrai que question musique, j'en connais un rayon.
Un rayon très spécifique même.
Celui des chansons de la loose diffusées sur des radios de la loose dont je ne peux pas vous révéler le nom sinon vous allez m'envoyer en centre de rééducation auditive.
Donc, non, ça va pas l'faire...
Photographie
Ahah, en voilà une belle catégorie. Une catégorie qui me va comme un gant, moi, qui la première sur tout le web mondial, ait osé publié une photo de Raymond le Ragondin nu !!!
Si, si, souvenez vous :
Tro kool la tof ! cé Raymond le Ragondin nu ki travers la rivier on sé tro tapé des bar de rire !
Lol lachez vos com !
Comment ça c'est pas de la photo d'art ??? Raymond est une oeuvre d'art à lui tout seul, bon sang !
Donc, la photo, c'est pas vraiment ça... pfff.
Politique
Enfin un thème à ma hauteur ! Alinéa, grande inspiratrice du politique, qui en son temps, a même osé proposer de renouveler la démocratie directe à grand coup de SMS surtaxés !
Bon, le problème, c'est que si je me déclare dans cette catégorie, des tas de gens vont venir se disputer sur mon blog pour savoir si oui ou non, il faut interdire le port du jogging blanc (la réponse est OUI), ou le fard à paupières mauve (Anaïk dirait OUI, je dis FAUT VOIR)...
Rencontres, Amour
Ecrit comme ça, on se sentirait presque sur un petit papier marabouté glissé dans une boîte aux lettres.
Bon, c'est vrai que ce blog, avant tout, est une vitrine de notre amour, à George et à moi. C'est quand même dans cet espace que j'ai osé accepter sa proposition.
Et puis, grâce à ce blog, j'ai reçu des messages trop sympas d'hommes qui m'ont gentiment proposé de faire plus ample connaissance, mais qui avaient tous des prénoms trop bizarres genre Loveurdu9-3 ou Sexboy...
Gay/lesbien
Je n'ai rien contre, mais seulement si George devient lesbien avec moi.
Science
Alors là, en plein dans le mille ! Ben oui, je mène plusieurs quêtes scientifiques du plus haut intérêt, que ce soit l'analyse des moeurs des ragondins, ou encore le légendaire "Pourquoi Kant ?".
Société
Là encore, c'est tout moi, avec mes études sur la djeunzerie, et mes plongées dans l'univers anthropo-socio-ethnographique de la salle des profs (et encore, le meilleur est à venir !).
Sports
Bon, c'est vrai que je n'ai pas chaussé de baskets depuis le siècle dernier, que ma conception de l'endurance c'est boire le plus de Coca Light dans une journée, ma conception du lancer de poids c'est introduire du premier coup une pièce de 50 cents dans le distributeur de café de la salle des profs, ma conception du tennis c'est mater le pantacourt de Rafael Nadal...![]()
Voyages
Et bien, voilà une catégorie qui me va comme un gant : tous les jours (ou presque, on ne va pas pinailler...), je me rends dans une contrée lointaine et exotique, aux paysages ruraux variés (A droite, un champ de betteraves ! A gauche, un champ de betteraves ! Oh, un champ de blé ! Je plaisante, c'était un champ de betterave travesti, le farceur !!!), aux habitants qui prennent le temps de vivre et d'acceuillir les touristes ("et, tu vas l'avancer ton char, espèce de s*** de Parisienne !"), aux voitures colorées et musicales (c'est le deuxième effet tunning), et au parler chatoyant bien que parfois difficile à décoder pour le néophyte ("et, zyva, ta mère en string chez Liddl", "et toi, j't tro pas parlé, d'ou ke tu m'causes ?").
***
Donc, vous le voyez, les Gens de l'Internet Mondial, le choix était rude...
J'ai hésité, passé en revue toutes les catégories, dressé un tableau excel à 17 entrées, en caractères 2, organisé un rétroplanning de la prise de décision, convoqué une réunion d'action corrective, convoqué tous mes neurones à un groupe de travail, rédigé plusieurs notes de synthèse, consulté Elisabeth Tessier, un Marabout, mon horoscope Cosmo, et les entrailles d'un sashimi de passage, et puis finalement, mon doigt a glissé... et j'ai tout sélectionné ! Impossible d'annuler, en plus !
Eh, eh, de quoi faire perdre leur latin aux moteurs de recherche ! (si demain il y a un bug mondial, je décline toute responsabilité, j'avais piscine, OK ?)
***
Et puis, pour que George voie que je ne sais pas faire que des macarons, Tadaaaam !, la tarte au chocolat (- et à l'amande ? y'en a aussi !) (si George n'aime pas le chocolat, j'ai plus qu'à me rabattre sur Brad, moi !) (ce gateau est une tuerie, un suicide alimentaire, un bon moyen de se faire épouser selon tous ceux qui l'ont goûté, et la recette est là)...
***
Une tarte au chocolat a mystérieusement disparu durant la rédaction de ce post. La rédaction décline toute responsabilité.
00:40 Publié dans Paulo majora canamus | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
14 octobre 2006
Le Diable s'habille en Lagerfeld
Note à haute teneur en sucre de synthèse, et à teneur nulle en remord. Bon, allez, quoi, que celui qui n'a jamais péché me jette la première carte bleue (en prenant soin de noter son code secret derrière, ça peut toujours servir).
Bon, les Gens de l'Internet Mondial, il faut que je vous avoue un truc.
J'ai vendu mon âme au Diable.
Et j'ai presque pas marchandé.
Bon, en fait, j'ai reçu une mission.
En plus de toutes mes missions habituelles, dont dépendent l'avenir de la nation (au moins), à savoir raconter des blagues instruire des générations d'élèves et vous apprendre, à vous, là, les Gens de l'Internet Mondial, à être hype, glamour, et tout et tout.
Donc, pour revenir à nos moutons (oui, il y a des moutons dans cette histoire, mais uniquement suite à une erreur de l'accessoiriste de ce post, qui a manifestement fumé le lino), j'ai reçu une mission.
Une mission qui allait de pair avec un cadeau.
Tout ça dans le but de faire part aux Gens de l'Internet Mondial de ma hypitude accentuée par la possession du susdit cadeau.
Oui, manifestement, l'accessoiriste a partagé ses substances illicites avec le dialoguiste de ce post.
Bon, évidemment, avant de d'accepter de vendre mon âme au Diable, j'ai hésité (environ 3,4 secondes), et j'ai bien sûr décidé d'y mettre le prix.
A savoir cinq boîtes de Canderel.
Je sais pas pourquoi, mais je me demande si je ne me suis pas faite avoir...
C'est sûr que j'aurais bien aimé recevoir du Martini, mais le Canderel, j'en consomme aussi beaucoup (pour tenir compagnie à mes 35 cafés quotidiens...) (d'ailleurs, je possédais déjà une boîte avant même de vendre mon âme au Diable * <-- oui, ceci est une note de bas de post, la première de ma vie. Il faut fêter ça ! Un martini ? Un canderel ?), donc c'est bien aussi, surtout quand c'est Lagerfeld qui habille les petites boîtes.
Bon, il met des filles dessus, moi j'aurais préféré George Clooney, Brad Pitt et Ranger, mais bon, tant pis.
Alors, une fois que j'ai reçu mes boîtes, sagement alignées dans un étui blanc top hype, je me suis dit : bon, il faut que je parvienne à convaincre les foules en délire qui se pressent chaque jour sur mon blog d'acheter ce Canderel.
Oui, mais comment, me suis-je dit en me tordant les mains (oui, le metteur en scène de ce post se sent l'âme théâtrale, ce soir) ???
Au début, j'ai songé à une version subliminale :
" Au coeur de la forêt, vit un animal fascinant : le ragondin. Le ragondin est un animal supérieur au rat musqué, car il utilise du Canderel dans des boîtes trop mignonnes, donc du coup, il flotte dans l'eau."![]()
Photographie contractuelle de Raymond le Ragondin. Vous noterez la finesse de la taille et l'hypitude intégrale.
Bon, cette version ne me convenait que moyennement, et puis, bon, Raymond, il prend un peu grave la grosse tête ces temps-ci...
Ah, si seulement j'avais un blog culinaire, cela aurait été plus simple :
"Aujourd'hui, j'avais envie de douceur. Alors je me suis concocté une petite recette, une recette familiale que mon arrière grand mère réalisait déjà :
Le café au Canderel
Ingrédients :
- une tasse de café
- une pastille de Canderel
Recette :Déposez la pastille dans le café fumant.
Remuez.
C'est prêt : dégustez ! "
La version gourou-spam peut aussi être envisagée :
"Bonjour Dear Friend,
Nous voulons vous aider à increaser vos performances sessuelles, et désormais il y a mieux que la petite pilule bleue, il y a ... le Canderel Hype !
Pour la modique somme de 345 602 $ virés sur un compte aux îles Caïman, vous pourrez vous procurer au supermarché le plus proche, pour moins d'un euro, votre petite boîte préférée !
Elle est pas belle la vie ?
Your dear friend"
Bien sûr, le plus évident, c'est encore d'utiliser le nu, vieux procédé publicitaire qui a prouvé son efficacité depuis toujours, comme le prouve cette publicité égyptienne pour les rasoirs bic et les couvre chef improbables :
"Je te tiens, tu me tiens, par la barBICette."
Bon, chez moi, c'est Raymond le Ragondin qui s'y colle :
Bon, là, les Gens de l'Internet Mondial qui bossent chez Publicis and Co, très favorablement impressionnés ma talentitude de publicitaire, sans compter mon hypitude, sont en train de m'envoyer un mail me proposant 986 394 $ pour me débaucher. (Mon mail est en haut à gauche, au cas où...)
***
* Grand jeu concours : sur quelle boîte avais-je jeté mon dévolu avant qu'on ne m'offre gentiment les 5 ?
A gagner : mon estime éternelle. Comment ça ça suffit pas ??!!
***
NB : Pendant la rédaction de cette note, un paquet de copies a été épargné. Le sacrifice rituel est reporté à demain.
NB2 : merci de lâcher plein de compliments sur mon titre, qui déchire grave sa race de titre quand même. Comment ça, je suis pas modeste ?
NB3 : heureusement que mon blog est anonyme, sinon je crois qu'on m'enlèverait tous mes titres et mes diplômes, ne serait-ce que pour la phrase du NB2...
00:00 Publié dans Paulo majora canamus | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
29 septembre 2006
O Tempura ! O Moriwase !
Note au titre grave pourri, mais bon, j'assume, parce qu'en fait, c'est une allusion vachement littéraire qui est cachée dessous, donc c'est bien moins pire que ce qu'on peut croire. D'ailleurs la teneur de cette note est faible voire nulle en Brad, mais très élevée en filausifie. Si, si.
Je ne sais pas si vous vous êtes rendus compte, les Gens de l'Internet Mondial, mais dans la vie, des fois il nous arrive des trucs qu'on n'a pas du tout du tout prévu.
Des trucs qui nous tombent dessus, sans que notre volonté ne puisse contrarier le destin.
Tenez, pour éclaircir mon propos, pas plus tard que l'autre jour, j'étais attablée avec Fashion Victim et DocGéo dans un temple de la hype attitude, le Royal Sushi, et j'avais décidé avec beaucoup de fermeté dans mon for intérieur de prendre un menu sashimi (oui, les Gens de l'Internet Mondial, rien ne vous sera épargné), mais pourtant lorsque le serveur est arrivé, ma bouche a réclamé son indépendance, d'un coup, comme ça, et s'est mise à s'exprimer toute seule, et à parler de manière totalement inconsidérée de "menu mixte"...
Et bien vous voyez, ça, c'est la voix du destin.
Oui, des fois le destin prend ma voix, quand il a mal à la gorge et qu'il s'agit de commander des brochettes...
Le destin, c'est un truc incroyable.
Un truc qui fait que tu pensais vraiment finir de préparer ton cours sur l'impérialisme européen, puis finalement, tu te retrouves à blogguer, là, comme ça.
Cicéron, qui a écrit un fort instructif Traité sur le destin (dans lequel, au passage, il fait quelques révélations croustillantes sur la vie sexuelle de Socrate), éclairait lui même le principe de la fatalité avec beaucoup de brio, mais avec des exemples de naufrages et de chute de cheval un peu obscures.
Pourtant, franchement, la fatalité c'est simple : tu vas chez le marchand de journaux pour acheter Le Monde Dossiers et Documents, tu repars avec Cosmo, Glamour, et le n° 6 de la série "construisez vous même votre coucou suisse" des Editions Atlas (à savoir une planche de bois avec un trou dedans)(alors que tu n'as pas acheté les 5 premiers numéros).
Et bien, la fatalité, c'est ça.
Parfois, avant même que la destinée ne frappe à ta porte (c'est une image, si la fatalité a une voix, elle n'a pas de doigts, Cicéron est assez formel sur ce point), tu sais que ça va arriver.
Pas la peine de lutter.
Ainsi, en tant que prof, je sais, avant le début de l'année, que, pendant l'année scolaire, quoiqu'il advienne, la fatalité fera que :
- je distribuerai 34 689 mouchoirs aux élèves (pas parce que je les fais pleurer, je vous rassure !)
- on m'empruntera 389 fois mes crayons de couleur
- à la fin de l'année, il me manquera le rouge
- on m'appellera 6 fois "monsieur"
- je me lâcherai 6 fois les cheveux, en réaction
- on m'appellera 89 fois "maman"
- je me scruterai attentivement dans mon miroir de poche pour vérifier les ravages du temps : moi, mère d'adolescents ???
- la blonde du troisième rang, droite, pleurera 3 fois en cours, parce que le brun du cinquième rang, gauche, l'a bloquée sur MSN (à l'heure actuelle, c'est le plus haut degré d'offense possible) (d'ailleurs, selon une source bien informée, il semblerait que Matterazzi ait dit à Zidane "de tout'façon, j't bloque sur MSN, na !" lors de la finale de la coupe du monde, avec les conséquences qu'on sait)
- je ferai au moins 78 lapsus, dont au moins un en remplaçant le mot "secte" par "sexe" (testé pour vous, ça l'fait pas, surtout devant 35 adolescents boutonneux...)
- je déchainerai une tempête de fous rires lorsqu'en terminale, j'utiliserai l'expression "tactique du salami"...
C'est ça la fatalité...
***
Alors pour vous, les Gens de l'Internet Mondial, en exclusivité exclusive mondiale, je vais vous expliquer ce qu'est la "tactique du Salami"
La tactique du salami, c'est un truc trop utile dans la vie. D'ailleurs, l'inventeur du concept s'en est vachement bien sorti, il est devenu un truc genre dictateur de toutes les républiques soviétiques, alors qu'à l'origine, il avait juste une casquette.
Par exemple, tu vas faire des courses, et bien tu peux utiliser la tactique du salami, là, oui, dans la queue, à la caisse.
En effet, la tactique du salami consiste à éliminer un à un, insidieusement, tes ennemis (ou ceux qui attendent avant toi dans la queue de la caisse).
Pourquoi le "salami", me direz-vous avec une clairvoyance qui n'est pas sans rappeler Cassandre ?
Ben parce que d'après Matyas Rakosi, l'inventeur de la formule à défaut du concept, quand tu commences à manger une tranche de salami, après tu en coupes une deuxième, puis une troisième, et, mine de rien, tu te retrouves avec rien.
Mais alors, renchérissez-vous, pourquoi un salami ? Ben parce que avec des salsifis, ça l'fait pas trop : quand tu ouvres une boîte de salsifis, tu en manges un, mais, va savoir pourquoi, tu en manges rarement deux. C'est la dure loi du salsifis, mais c'est une autre histoire.
Bon, c'est vrai, Rakosi aurait pû penser aux générations d'élèves qui allaient glousser comme des oies sous ecstasy, et choisir un truc un peu plus fun. Mais, à sa décharge, Rakosi, c'était pas un type très drôle, et quand il faisait un mot d'esprit, en général, il avait avalé du poil à gratter.
C'est vrai que la "tactique de la tablette de chocolat", c'était plus parlant et moins drôle.
Mais je m'égare (d'Austerlitz) (et, on est à la fin de la semaine, mon mi-temps m'a tuée, je peux bien faire des jeux de mots pourris)...
Revenons donc, les Gens de l'Internet Mondial, à votre situation : vous faites la queue dans une grande surface, et bon, franchement, vous avez grave autre chose à faire. Et devant vous, il y a environ 5 personnes qui attendent.
C'est le moment ou jamais de tester la tactique du salami.
Première cible : la personne juste devant vous (profil : peu importe)
Mettez vous à éternuer très fort, à vous moucher, à tousser. Appliquez le dos de votre main sur votre front en poussant des soupirs à fendre l'âme. Appelez votre mère et braillez : "ça y est, je suis rentrée d'Asie, j'ai visité plein d'élevages de poulets, c'était sympa".
Cible 1 change de file.
Deuxième cible : la personne suivante (profil : un amateur de chocapic)
"Vous avez acheté du Chocapic ? Hum, vous avez pas entendu, pour un chocapic acheté, vous avez un diamant. Si, si, il faut se présenter à la caisse 10, au milieu du magasin..."
Cible 2 file à la caisse 10 (si vous êtes à la caisse 10, changez de numéro. Pfff, il faut tout vous dire.)
Troisième cible : la personne suivante (profil : un (autre) amateur de chocapic)
"Oh là là, je suis trop contente, il paraît que la 1000e personne qui va passer à cette caisse va gagner son poids en Chocapic ! Vous aimez le Chocapic ? Ben, prenez ma place, je vais passer avant vous ! Mais si, ça me fait plaisir, j'insiste !"
Cible 3 recule d'une place
Quatrième cible : la personne suivante (profil : un libidineux)
"eh toi, si tu me laisses passer, tu pourras mater mon décolleté ! Merciiiii !"
Cible 4 recule d'une place
Je sais, je sais, vous êtes choqués, mais bon dans la vie il faut parfois savoir payer de sa personne....
Cinquième cible : normalement, le temps que vous veniez à bout des quatre premiers, la dernière cible aura payé, récupéré ses chocapic.
(L'efficacité de la tactique du salami appliquée en caisse est bien moindre que celle de la version initiale, car de nos jours, on ne peut plus envoyer au Goulag comme dans le passé, oui, même les cibles qui aggravent leur cas en portant des joggings blancs et une oreillette bluetooth à l'oreille... Au pire, lisez le journal télé, vous saurez enfin pourquoi des gens dont vous n'avez jamais entendu parler ont joué dans des émissions dont vous ignoriez l'existence sur des chaînes improbables, vous apprendrez que si vous êtes sardine ascendant lardon, ça va pas trop aller jeudi mais mardi en revanche vous aller rencontrer un blond, et enfin, ne manquez pas la rubrique philo en dernière page. Comment ça, Boule et Bill, c'est pas de la philo ?)
***
Et pour finir, suite à un terrible et intense moment de solitude aujourd'hui, une blague qui a laissé mes élèves imperturbables, alors que je persiste à la trouver drôle :
" Trois hommes arrivent au Goulag.
Les prisonniers du camp se précipitent vers les nouveaux et leur demandent :
"vous avez fait quoi pour arriver ici ?"
Le premier répond :
"Ben, je suis arrivé au travail avec 5 minutes d'avance, alors on m'a accusé d'être un espion, et on m'a condamné au Goulag à vie"
Le deuxième :
"Ben, je suis arrivé au travail avec 5 minutes de retard, alors on m'a accusé d'être un saboteur, et on m'a condamné au Goulag à vie"
Le troisième :
"Ben moi, je suis arrivé au travail à l'heure, alors on m'a accusé d'avoir acheté ma montre à l'Ouest."
Y a des jours où je me sens vieille...
23:35 Publié dans Paulo majora canamus | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
28 juin 2006
Cette note n'existe pas.
Cette note n'existe pas.
J'vous jure.
Cette note n'est qu'une illusion de l'esprit.
Elle ne peut pas exister puisque moi je n'ai absolument pas le temps de blogguer. J'ai du travail, parce que des fois j'ai une double vie.
Donc cette note -qui n'existe pas- sera à haute teneur en ragondins, en Brad, et sans doute en George, mais peut-être pas en Kant. Parce que.
(Je demande par avance pardon à mon Papa pour la suite.)
Bon, les Gens de l'Internet, vous n'avez pas manqué de remarquer que ces temps-ci, un événement sportif de tout premier plan occupe justement le tout premier plan de l'actualité.
Non ?
Vous vivez en Laponie ou quoi ?
Depuis quelques jours maintenant, les yeux du monde entier sont braqués sur l'événement en question, et je dois avouer que moi-même, pas vraiment adepte de ce jeu, je suis pourtant (bon, un peu de loin quand même) l'événement.
Il s'agit bien sûr du premier championnat du Monde de lancer de Caddies aux Pays Bas. Pour vous inscrire en masse, c'est ici (oui, pour participer, il faut parler néerlandais, c'est un peu pourri quand même).
Bon, ce n'est pas tout.
Je vous l'avais un peu promis, je tiens ma promesse : j'ai pris sur moi, j'ai décidé de vous révéler un secret mondial bien gardé.
Bon, si demain ma voiture ne démarre pas, si le dernier Tshirt repéré chez H&M part sous mon nez et s'il y a trop de monde au resto japonais, ce sera probablement la sanction que m'infligeront les gardiens de ce secret.
Il s'agit bien sûr de la règle du hors jeu.
Pour l'expliquer, il faut d'abord éclairer son origine (on est historienne ou on ne l'est pas).
Il y a loooooooongtemps (copyright : mes élèves), les Gens de la Préhistoire avaient une vie pas vraiment cool.
Ils connaissaient pas la Star Ac et n'avaient pas le numéro de Pizza Hut, donc du coup les soirées étaient un peu vachement longues. Et leurs grottes étaient pas équipées en haut débit (oui, comme Fashion Victim, en somme).
Ils s'emmerdaient quoi.
Mammouth incapable de mettre un PV :
c'est ce qu'on appelle un mammouth non contractuel
Un jour, ils eurent l'idée de rouler en boule une peau de Mammouth (oui, à l'époque, on achetait des couvertures en peau au supermarché), en firent un ballon et décidèrent que c'était quand même plus drôle que passer son temps à entendre leur belle mère râler, le soir à la veillée, qu'avant s'était mieux, quand il y avait un boulanger à Pezerac de Bourgogne, et quand la jeunesse était respectueuse et que le bac valait encore quelque chose et tout et tout. (oui, il y a des choses immuables).
Bientôt, ils organisèrent des tournois vachement cool, avec un barbecue géant, et c'était grave cool la vie.
Mais bientôt, un problème d'organisation de taille se posa.
Pendant que tout le monde jouait ou encourageait les équipes, le barbecue n'avancait pas.
Déjà que c'est un peu vachement dur de faire flamber trois braises de nos jours, alors imaginez vous un peu sans cube allume feu et sans allumette.
Alors un jour un homme eu un éclair de génie. On va l'appeler Gaston, pour des raisons de commodités.
Gaston, en plein milieu d'une magnifique action qui mettait aux prises Ingrid et Stanislas, cria : "Hors jeu !!!!".
Alors tout le monde s'arrêta, stupéfait.
Mais kesdonc ????
Alors Gaston regroupa tous les mecs présents, et leur tint à peu près ce language, probablement après s'être perché sur un arbre, l'histoire n'est pas très claire sur ce point, ce qui est bien sûr regrettable :
"Bon, les mecs, quoi que je dise, ne me contredisez pas, vous hochez la tête vigoureusement, j'ai un super plan".
Les mecs étaient un peu vachement faciles à convaincre, à l'époque, et puis Gaston, il était persuasif.
Puis il alla voir les femmes et leur tint à peu près ce language :
"Bon, les filles, vous êtes bien gentilles, mais si vous connaissez même pas la règle du hors jeu, allez donc vous occupez du barbecue, on n'a pas de temps à perdre, non mais".
Et c'est ainsi que depuis des siècles, les femmes commandent la pizza, vont chercher les bières. Au moindre signe de rebellion, l'homme s'écrie très fort :
"P'tain, mais y a hors jeu !!!!!! Il voit pas, l'autre naze (= l'arbitre) qu'il est hors jeu Gontran !"
en maudissant l'arbre généalogique de l'arbitre avec un vocabulaire que je ne peux bien sûr pas retranscrire ici (je suis une jeune femme bien, moi).
Voilà la vérité vraie sur la règle du hors jeu : la règle du hors jeu n'existe pas.
Elle est un simple instrument de domination machiste.
Malencontrueusement, quelques Mammouths ont été blessés durant la rédaction de ce post. D'ailleurs c'est pour ça qu'ils ont un peu disparu.
22:50 Publié dans Paulo majora canamus | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
31 mai 2006
Le fond de l'air est froid
Note trop en avance sur son temps, et même sur le temps tout court : Alinéa qui poste deux jours de suite, ça va se payer un jour, ça. Tiens, demain, d'ailleurs : il va pleuvoir (information totalement contractuelle pour les Parisiens, un peu moins pour les autres).
Bon, les Gens de l'Internet, je crois que, pour une fois, il faut parler vrai.
Dire la vérité, vraie, dans son aveuglante vérité, moi je dis y a que ça de vrai.
D'un autre côté, J.-C. Van Damme, mon maître à penser (au moins) n'a t-il pas dit :
"En vérité, la vérité, il n'y a pas de vérité".
Et en fait, s'il n'y a pas de vérité, bon, le plus souvent, c'est pas trop grave.
Par exemple quand tu achètes ton pain à Pézerac de Bourgogne, si tu dis "pas trop cuit s'il vous plaît" mais que finalement, en vérité, il est un peu trop cuit, tu vas pas geindre, tu vas un peu faire la gueule, mais bon, y a pas d'autres boulangers alors tu manges ton pain trop cuit et voilà.
Ou même quand tu regardes la Star Ac, savoir que Gwendoline chante un peu mieux qu'un ragondin, ou pas, ça peut paraître important, là maintenant, sur le coup, mais on sent bien que franchement, c'est pas trop une question de vérité absolue, on est un peu par delà le beau et le laid de toute façon.
Mais quand tu fais passer les oraux du bac, tu peux raconter ce que tu veux, te la jouer trop hype glamour avec ton écharpe rose qui déchire grave sa race, bon, tu attends quand même un peu de vérité.
Attention, tu n'attends pas des vérités qui cassent la baraque, des vérités en or massif, des vérités incroyables, des vérités qui demandent quinze ans de dépouillages d'archives poussiéreuses pour en conclure, que, finalement, non, la secte des moines ragondins au XIIe siècle était un mythe.
Non, juste des petites vérités, des trucs tout simples, style genre "l'Allemagne a perdu la Seconde Guerre mondiale", ça serait un bon début.
Là, j'en vois qui ricanent, au fond. Oui, là. Ben oui, ce n'est pas évident pour tout le monde, figurez vous.
Mais bon, on fait avec ce qu'on a.
De manière générale, les élèves semblent douter qu'il y ait des vérités.
Elevés à l'heure du SMS qui départage, pour eux tout ce négocie.
Ils sont prêts à croire, puisqu'on leur dit, que bon, finalement, ce n'est pas Pétain qui a été élu président de la République en 1981, mais bon, on pourrait peut-être négocier pour 1974 ?
Non, vous êtes sûre ?
Comment ça il était un peu mort ?
Mais ils l'ont pas entendu au journal du soir de Skyrock, c'est chelou ce truc.
Moi ce que j'aime bien c'est les amener à réfléchir.
Ouais, un peu comme Madame X.
Mais en moins puissant, bien sûr.
Donc, parfois, je leur interdis de ne pas savoir.
Je les oblige à hasarder des hypothèses.
Je les force à relever le menton et à poser un regard neuf sur la chose.
Y a pas de tabou, si vous étiez De Gaulle, vous auriez fait quoi ?
Soyez logique, comprenez le sens de ce schmilblick ingurgité à coup de dates sans sens.
Bon, évidemment, cette méthode, je la paie parfois au prix fort.
Non pas que les hypothèses soient stupides.
Non, souvent, ils font preuve d'un solide sens commun.
Pour eux, un ragondin est un ragondin.
Donc, quand, après un exposé de dix minutes, où la chronologie a été assez post-destructurée et les faits totalement restructurés, portant sur "La Guerre Froide (1947-1991)" je demande :
- Bon, mais cette guerre qui oppose les Etats-Unis à l'URSS, pourquoi dit-on d'elle qu'elle est "froide" ?
on me répond, après intense réflexion :
- Ben, parce qu'elle se passe en hiver !
je demande placidement, en montrant les dates sur le sujet :
- Mais elle dure de 1945 à 1991 !
on me répond tranquillement :
- oui, mais y a des hivers qui durent.
Ben croyez-moi, c'est dur de ne pas exploser de rire.
D'ailleurs, c'est vrai qu'à Yalta, ils avaient pas trop l'air réchauffés :
(Le premier qui dit que gnagnagna au moment de Yalta la Guerre Froide n'était pas encore commencée, sera condamné à aller manger à l'Hippopotamus, la nuit.)
(Bon, en même temps, si j'avais rien dit, je suis sûr que personne n'aurait vu que du feu.)
(Faut croire que je me soumets à des pulsions auto-destructrices.)
***
Sinon, si la personne qui est tombée ici en cherchant sur Google
"comment avoir les résultats de l'Euromillion avant tout le monde ?"
a trouvé la solution, merci de se faire connaître, je dois justement aller chez Sephora.
***
La prochaine fois, je vous dirais enfin pourquoi Kant ?, parce que franchement cette histoire a assez duré.
23:20 Publié dans Paulo majora canamus | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
18 mai 2006
Hype attitude
Attention, cette note va bouleverser votre vie, même si elle ne répond toujours pas à la question -pourtant essentielle- de pourquoi Kant ?
Bon, les Gens de l'Internet, je sais, vous avez tous, en venant ici, un but secret.
Si, si, je sais tout de vous. Je vous ai démasqués.
En fait, vous cherchez à être le plus hype possible.
Enfin, à par toi, là.
Oui, toi, là, derrière ton écran.
Allez, on sait que tu cherches juste à faire passer le temps, alors que bon, tu es quand même censé travailler.
En plus, si quelqu'un passe, avec ce blog rose, ça va se voir que tu bosses pas...
Enfin moi, j'dis ça, j'dis rien.
Bon, revenons à nos moutons qui n'en sont pas.
Donc, comme j'aime aider, j'ai décidé de vous aider à sublimer votre hype attitude.
Je mets des mots en gras si je veux, d'abord.
Et pour vous aider à sublimer votre hype attitude, bien sûr, je me suis plongée avec ardeur dans le Monde diplomatique et Courrier International, les deux temples journalistiques de la hype attitude.
Puis Cosmo, Glamour et le reste, mais juste pour compléter.
Et donc maintenant, voici la liste des choses à faire impérativement pour être hype :
Premier conseil hype attitude :
- Il ne faut plus sortir de chez soi sans un tapis de yoga sous le bras. Si, comme Gwyneth, Nicole et Sadie... Il faut bien sûr le choisir chic et donc cher.
Chez Rykiel, il coûte la modique somme de 72 €.
Problème : Bon, évidemment, moi, je ne fais pas de Yoga, donc ça me saôule un peu de mettre le prix d'un an d'abonnement au Monde Diplomatique dans un truc bleu roulé sous le bras.
Solution : Roulez un tapis de bain, tout le monde n'y verra que du feu.
Deuxième conseil hype attitude :
Les ongles des pieds doivent être vernis couleur chocolat. Puis, il faut manifestement aller marcher dans le sable, et escalader quelques arbres, comme ça, pieds nus, genre j'suis trop nature comme fille.
Problème : le vernis chocolat, c'est pas vraiment un problème, un détour chez Séphora, et voilà, mais bon, faut avouer que sur le carrelage blanc, c'est tout de suite moins glamour. Et moi, je vis pas sous les tropiques.
Solution : la litière pour chat répandue sur le sol du salon, avec adjonction de quelques feuilles du ficus de l'entrée, ça devrait l'faire.
Troisième conseil hype attitude :
Prendre, en toutes circonstances, une attitude sensuelle et donc, manifestement, se trainer, par exemple, à quatre pattes sur un tapis léopard, aux pieds d'un type qui passe.
Problème : au travail, se promener en soutien gorge et adopter des postures provocantes peut vous donner mauvais genre, et, dans mon cas, vous mener en prison.
Solution : Nettoyez le carrelage blanc à quatre pattes, en soutien gorge, et adoptez toutes les postures sexy que vous voulez. En plus, votre carrelage en a bien besoin, à cause de la litière pour chat...
Quatrième conseil hype attitude :
Si vous croisez un poteau, n'hésitez pas, encore une fois, à adopter une posture sensuelle et provocante.
Problème : en salle des profs, y a bien un poteau, mais bon, on pourrait croire que je suis prête à tout pour avoir de bonnes classes. Sur la route aussi, il y a plein de poteaux et de feux tricolores, mais il vaut mieux éviter, histoire de pas finir en HP.
Solution : Enroulez-vous autour de votre manche à balai, et adoptez une posture sensuelle et provocante (et, en passant, balayez aussi, ça sera toujours ça de fait).
Cinquième conseil hype attitude :
Il faut obtenir le maximum de volume de vos cheveux.
Problème : voilà bientôt dix ans que je mène un combat quotidien, âpre et sans merci, contre le volume de mes cheveux en les domptant. Et maintenant on voudrait que je leur donne du volume ??? Me voilà partie pour des années de psychanalyse...
Solution : Lavez-vous les cheveux le soir, ne les séchez pas, dormez la tête sur un tapis de fakir, et prenez la pluie le plus souvent possible. Sinon, faites comme moi : à titre personnel, je passe mon tour, je passe pour une originale, trop hype comme attitude.
Sixième conseil hype attitude :
Devenez acrobate. Et achetez un scooter.
Problème : bon, je veux bien me vernir les ongles des pieds, et me livrer à quelques fantaisies de ce genre, mais un truc pareil, c'est un coup à finir aux urgences.
Solution : Achetez le scooter, mais mettez-le en route grâce à la clé de contact, hypnotiser un scooter, c'est impossible.
***
Bon, voilà, désormais, vous êtes hype.
Bon, accessoirement, vous êtes dans votre salon, sur votre litière, un tapis de bain bleu roulé sous le bras, en train de vous livrer à des acrobaties improbables autour de votre balai, votre serpillière à la main, avec une coupe de cheveux à la Jackson Five, et probablement plus près que jamais du tour de rein.
Euh, je vous connais ?
PS. J'allais oublier : le comble de la hype attitude, c'est quand même de (re)lire les Méditations Métaphysiques. Et bien sûr de se demander pourquoi Kant ?
22:06 Publié dans Paulo majora canamus | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
15 mai 2006
Age of Napoléon
Un élève, manifestement endormi au fond, ayant échappé à ma vigilance légendaire, émergeant brusquement après 20 bonnes minutes de cours sur le Consulat et l'Empire, scrutant d'un oeil hagard et interloqué le tableau où est projeté le tableau d'Ingres représentant Napoléon en costume de sacre :
- Euh, Madame, mais c'est qui exactement ce monsieur ?
Moi, sèchement :
- Ben, Napoléon, coco.
Oui, bon, d'accord, je n'appelle pas mes élèves coco, mais bon, vous comprenez l'idée.
- Napoléon ?? il l'a designé et fait tout seul son costume ?
- Euh, non, pas vraiment, il avait autre chose à faire que passer ses nuits à coudre, l'empereur, coco.
- Pourquoi on l'appelle l'empereur ?
Là, c'est le moment où tout prof normalement constitué voit rouge vert jaune et fait recopier au coco une page du manuel, ou bien le tableau d'Ingres, tient, ça lui fera les pieds.
Mais moi, non, il faut toujours que je fasse ma maligne :
- Ben tu sais coco, c'est le créateur d'Age of Empires, le jeu vidéo.
Le coco, brusquement, se redresse, l'oeil vif, le poil brillant :
- Noooonn ? Et on va étudier sa vie en cours ?
- Ben oui, c'est au programme, c'est le ministre qui décide.
- Mais c'est grave cool !
Bon, je les ai prévenu après la fin de la crise d'hilarité générale, si je retrouve ça dans les copies, il va y avoir du sang partout. On prend les paris ?
23:30 Publié dans Paulo majora canamus | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
19 avril 2006
Pourquoi Kant
Attention, cette note va vous permettre d'envisager l'avenir de manière radicalement différente. Au moins. Et de répondre à la question "Pourquoi Kant ?". Mais seulement si vous êtes TRES attentif.
Aujourd'hui, j'avais pris plein de résolutions. Certaines bonnes (corriger des copies)(ce que j'ai fait d'ailleurs, merci de ne pas me calomnier derrière mon écran)(bon, pas toutes les copies, d'accord), d'autres moins bonnes (comme ne pas commencer ma note par "Bon les Gens de l'Internet", alors qu'en fait c'est ma marque de fabrique, il ne faut jamais se renier, non mais).
J'avais en particulier résolu de vous expliquer pourquoi Kant. Et à ce niveau là, mon explication, elle déchire grave.
Je voulais aussi vous culturer un peu grâce à ma version personnelle de "la Crise de Cuba" racontée aux enfants.
Mais finalement, en jetant un oeil (le droit, mais je l'ai repris après) à mes statistiques, qu'est-ce que j'vois donc ? Quelqu'un a atterri chez moi en tapant sur Google "test pour choisir le bon gar" (sic).
Et là, moi, mon sang n'a fait qu'un tour (pas de souci, c'est bon pour la cellulite) (enfin, contre la cellulite).
Cette pauvre personne cherche un moyen sûr de savoir si le gars est le bon.
Comment le reconnaître en somme.
Vous me connaissez, les Gens de l'Internet, je suis toujours attentive à aider mon prochain, en particulier en distillant ça et là une anecdote croustillante sur la vie sexuelle de Clemenceau, en lachant la vérité vraie sur Brad, ou bien en donnant un conseil avisé en matière de brushing.
Et là, face à cette requête sur le "bon gars", j'ai vraiment envie d'aider.
Hum, réflechissons un peu (ça fait pas mal, comme je le dis si bien à mes élèves).
Comment savoir si un gars est le bon ?
Première solution :
Bon, pour savoir si un oeuf dans votre frigo est bon, il faut le plonger dans un saladier d'eau. S'il flotte, ne le consommez pas, donnez le à votre pire ennemi(e). S'il coule, vous pouvez préparer les mouillettes. (Cette astuce ne sert jamais, y a un tampon sur l'oeuf qui vous dit tout) (et qui en particulier vous éclaire sur l'histoire de l'oeuf et de la poule) (mais je m'égare).
Mais, à ma connaissance, si vous plongez un homme dans une piscine (oui, pour faire cette expérience, il vous faut une piscine), et s'il coule, ce n'est pas vraiment bon signe. Je crois que vous pouvez considérer que cet homme n'était pas le bon. Ou s'il l'était, il ne l'est plus. Parce que bon, quand même, un homme est censé vous aider à ouvrir les bocaux de cornichons, et s'il est tout au fond de la piscine, ça va pas être possible.
D'un autre côté, s'il remonte à la surface, il peut encore servir, ne le donnez donc pas à votre pire ennemie, ce test ne semble pas très fiable.
Deuxième solution :
Pour savoir si un poisson est bon et frais, il faut vérifier que "la chair est ferme, que les écailles sont brillantes, que les ouies sont rouges (sans trace de sang)".
Bon, pas facile d'appliquer ça au gars en question.
Parce que, franchement, s'il a des ouies, si j'étais vous, je laisserais tomber, qu'elles soient rouges ou pas. Parce que sur les photos du mariage, ça l'fera pas du tout. Et je ne parle même pas des écailles.
En revanche, c'est peut-être une bonne idée de regarder quelque peu cet homme, vérifier qu'il a le poil brillant par exemple.
Pour vous aider, voici un exemple d'homme au poil brillant :
Troisième solution :
Le soumettre au test de la marmite.
Quoi, vous ne connaissez pas le test de la marmite ?
Tout se perd, j'vous jure !
Bon, pour réaliser le test de la marmite il vous faut :
- un gars
- une marmite
- une télévision
- un match de foot important (pas Pézerac de Bourgogne - Chinon, sinon le test perd toute sa valeur)
Attendez le milieu de la deuxième mi temps. Glissez vous subrepticement dans le salon. Normalement l'homme en question doit être en équilibre précaire sur environ un quart de fesse, tout au bord du canapé, le cou tendu vers la télévision, occupé à agonir d'injures l'arbitre tout en vous renseignant sur sa généalogie sur plusieurs générations.
Là, de votre voix mélodieuse, demandez
"ô homme viril et puissant, peux-tu venir attraper la marmite qui est rangée trop haut dans la cuisine ?"
Si l'homme obtempère, même s'il râle un peu, vous pouvez considérer qu'il a passé une étape importante vers le statut de "bon".
Quatrième solution :
Soumettez le à l'ordalie. Ou jugement de Dieu.
L'ordalie était vachement à la mode chez les Summériens, dans l'Antiquité et au Moyen Age.
Pour aller vite, il s'agissait de jeter tous les coupables possibles à la flotte avec une pierre autour du cou, seuls les innocents s'en sortaient.
Ca évitait de passer tout son temps à faire un procès et ça permettait donc de passer plus de temps devant la Nouvelle Star de l'époque (que croyez vous que Roland faisait avec son cor ? Il voulait épater M6, pardi).
Bon, alors vous pouvez faire passer une épreuve d'Ordalie à votre gars.
Je vous conseille vivement d'éviter de le jeter à l'eau, on l'a déjà fait dans la solution 1, qui s'est averée peu pertinente.
Non, en revanche vous pouvez le trainer chez Séphora.
Séphora, c'est le jugement de dieu contemporain : 2 heures dans les rayons, une chaleur terrible, "kesketupensesdecerougeboisderosedechezchanel ?", pas un homme autre que lui à l'horizon sauf le vigile, un petit panier au bras, "nonmaistucroispasquelelancomeilestmoinsmordoré ?", alors que tout homme normalement constitué ignore jusqu'à l'existence du mordoré (et de Lancôme aussi, d'ailleurs)(et de la couleur bois de rose).
Si le gars ne montre aucun signe d'impatience, s'il râle seulement silencieusement sans vous entraîner subrepticement vers la sortie, s'il vous offre le contenu de votre panier sans trop verdir devant le total plus proche du PIB triannuel de la Moldavie que du prix moyen d'une place au PSG, n'en doutez plus : cet homme est le bon.
***
Ou bien :
21:51 Publié dans Paulo majora canamus | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note









