19 juillet 2006
L'ami René
Note à très faible teneur en ragondins (la chaleur les rend aigris, de toute façon), et à teneur nulle en Brad (il ne m'a pas invitée à Malibu pour les vacances, le goujat).
Bon, les Gens de l'Internet Intergalactique, j'ai un peu grave honte de ne pas avoir bloggué depuis environ longtemps, cette nuit j'ai même fait des cauchemars, tellement je culpabilise (si si), c'est pour vous dire.
En plus, jusqu'à la semaine dernière j'avais un milliard et demi d'excuses, dont au moins 3 bonnes, mais là je suis quand même sacrément en vacances, donc j'en ai un peu moins.
En fait si, j'en ai une : je viens de passer 24H avec un homme charmant, blond, les yeux bleus-gris (euh, je crois), trop fort, même qu'il arrête pas de sauver le monde, pas vraiment le genre à lézarder sur une chaise longue, un peu fatiguant quoi.
Il s'appelle Jack Bauer et j'ai déjà fait état de notre relation épisodique mais passionnelle là je crois.
Et juste avant ça j'ai ingurgité la quatrième saison d'Alias, avec Michael Vartan qui est tellement beau que je crois que c'est anticonstitutionnel (au moins).
Donc, j'en appelle à vous, Ô Gens de l'Internet : ne trouvez vous pas que j'ai plein de très bonnes excuses pour mon silence ? (ceux et celles qui abonderont dans mon sens seront probablement invités à mon mariage avec Michael).
Bon, enfin, revenons à nos moutons, nos ragondins, ou nos Michael, que sais-je.
J'ai aujourd'hui consulté mes statistiques et surtout les mots clés qui vous permettent, oui, vous, là, les Gens de l'Internet Mondial, de venir échoir gracieusement sur ces verts rivages de mon célébrissime blog (je fais de la poésie si je veux) (bon, d'accord, je fais de la mauvaise poésie si je veux) (bon, ça va, je fais ce que je peux).
Bon, je suis toujours au palmarés en matière de "hype attitude", ou encore "être hype c'est quoi", mais aussi en matière de "sexy attitude", mais je suis un peu traumatisée de la vie par le nombre de Gens de l'Internet qui arrivent ici suite à des requêtes sérieuses relevant de l'Histoire, des élèves probablement qui cherchent sur le web mondial un devoir tout prêt au lieu d'aller bosser à la bibliothèque non mais où va la jeunesse j'vous jure.
Evidemment, ces requêtes, en tant qu'Agent du Gouvernement relevant de la cellule EN, district Histoire, je me sens un peu grave concernée (oui, je sais, j'ai abusé de séries d'espionnage, c'est grave docteur ?).
Donc aujourd'hui, dans ma grande mansuétude, je vous offre une fiche biographique historique, sur un personnage qui est trop souvent injustement oublié par tous : René Coty.
René Coty est né un lundi après midi, en 1882, ce qui n'a pas vraiment arrangé sa mère qui avait prévu de regarder Derrick tranquillement. A sa naissance, il ne présentait aucun signe particulier, si ce n'est une propension évidente - et un peu lourde, il faut bien l'avouer - à pleurer chaque fois qu'il avait faim. Enfant, il n'aimait pas trop taper sur ses camarades, il cherchait toujours à parlementer, une manie qu'il gardera toute sa vie.
A l'âge de 13 ans, de source non confirmée, il mangea des myrtilles, et ce souvenir ne fut pas pour lui impérissable, sans que l'on sache exactement pourquoi. Plus tard, il n'en parla jamais, ce qui, vous en conviendrez, prouve qu'il avait quelque chose à cacher.
Bizarrement, alors que né et élevé au Havre, il n'en garda aucun ressentiment et poussa le vice jusqu'à y retourner à la fin de sa vie. Il choisit d'ailleurs, lors de ses études, de se spécialiser dans le droit maritime, ce qui semble dénoter une volonté certaine de se faire du mal.
Il était droitier, mais jamais en dormant. Il n'aimait pas trop les betteraves, mais bon parfois il en mangeait quand même. Il n'était pas franchement facétieux, pas vraiment le genre à se cacher derrière une porte, à l'Elysée, puis à crier "bouh !" au passage d'un huissier ou d'un ambassadeur. Pour le faire rire, il fallait mettre du poil à gratter sur ses céréales, le matin. Néanmoins, un jour, il semble attesté qu'il a fait une blague. Ou pas. L'Histoire n'est pas très claire sur ce point, ce qui est bien sûr hautement regrettable.
Un jour de 1954, René Coty a pris le train, et il s'est rendu quelque part, en faisant un arrêt à Gières. La locomotive était alors conduite par Philippe Bres, qui eut ainsi une heure de gloire au bistrot.
Si vous souhaitez savoir à quoi ressemblait René Coty, je ne peux que vous encourager vivement à aller voir OSS 117, ce qui vous permettra de reviser un peu votre Crise de Suez et peut être, d'éviter de dire, lors du rattrapage du bac, que la Crise de Suez c'est quand les Allemands attaquent la Chine pour le pétrole...
René Coty a été, comme vous pouvez vous en douter, très gravement blessé durant la rédaction de ce post. Si rien n'est faux (ou si peu), je déconseille très vivement aux éventuels élèves et étudiants de passage de copier cette brillante biographie pour leurs devoirs ou exposés. Cela pourrait se remarquer.
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