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27 août 2008

La nota, please !

 

Note qui aurait toute sa place dans tous les guides de voyages, rapport au fait que dedans, il y a un guide de survie grave utile.

 

Bon, les Gens de l'Internet, ce qui est grave frais, à l'étranger, c'est que tu peux parler étranger.

C'est même conseillé.

Et moi, j'adore parler étranger.

Surtout avec George dans la langue de Britney-Oups-I-did-it-again

Ou bien l'étranger de Suisse ou de Belgique, parce que, bon, j'ai grave l'impression de trop bien maîtriser l'étranger, que si je voulais je pourrais presque avoir un diplôme et tout.

Mais ailleurs, il vaut mieux apprendre l'étranger vite.

Parce que dès que tu commences à parler de l'angoisse eschatologique propre à l'humanité, en étayant tes propos de quelques citations fort bien placées de penseurs Moldaves, avec un étranger non francophone, rapidement, tu te retrouves toute seule, et c'est pas trop drôle.

 

Du coup, avant d'aller en Italie examiner le David sous tous les angles et battre le record du monde de consommation d'Asti Spumante en terrasse, je m'étais documentée avec beaucoup de rigueur sur la langue de Dante.

 

C'est donc munie du minimum vital de l'Alinéa en vacances que je suis partie :

 

Martini, Chianti, Spaghetti, George Clooney, Aperitivi, Gelati, Amaretti, George Clooney, Macaroni, Asti, George Clooney.

 

 

Vous vous doutez bien, les Gens de l'Internet, qu'avec un tel bagage linguistique, il me tardait de pratiquer. Grave.

 

Au péage du tunnel du Mont Blanc, j'étais désapointée : la dame du tunnel parlait français. Un peu dépitée, je décidais de prendre mon mal en patience en révisant mes basiques :

 

Bonjour : buongiorno. Facile, c'est un bon Giono. Tous les Giono sont bons d'ailleurs, vous dirait ma Mère à moi que j'ai. Et on ne contredit pas une femme qui fait les meilleures lasagnes de la galaxie.

Au revoir : arriverdeci. Ah oui, je suis arrivée d'ici. Check.

Merci : Grazie. Comme Grace Kelly mais pas tout à fait, en somme.

 

Dans la première station autoroutière (oui, ma vie est parfois crypto-glamour, je sais), je commence fébrilement à chercher à mettre en application mes talents.

Et c'est donc avec un immense plaisir que j'ai braqué mon sourire 2000 volts sur les plus proches clients.

Bon, il s'agissait de Japonais avec lesquels j'ai parlé en anglais - une fascinante conversation sur le diesel, je peux pas trop vous raconter, vous allez être jaloux devant tant d'übermétaphysique.

Ah ah, mais je n'avais pas dit mon dernier mot. Il fallait payer. Et là, à la caisse, enfin, mes dons linguistiques allaient prendre leur pleine mesure.

C'est donc d'un pas alerte que je me dirige vers le cabanon, tout en répétant : sette (le numéro de la pompe), grazie mille, et tout et tout.

 

Mais le pompiste, l'air maussade, me prend la carte bleue des mains avant même que j'ai pu articuler un mot.

Fort dépitée, je décide d'attendre qu'il me rende ma carte pour enfin prononcer mes premiers mots d'italien.

Et c'est ainsi, de ma voix qu'un rapport d'inspection avait trouvé fort claire et bien placée, et qui genre a dû porter jusqu'à la pompe 347, que j'ai remercié l'employé d'un tonitruant :

"Danke schön"

 

Pic de la Mirandole, sors de mon corps.

 

Dans l'ensemble, ce séjour dans la magnifique Toscane n'a pas épuisé mes talents linguistiques majeurs, et j'ai pris avec certains serveurs de mémorables fous-rires... A Pise, une légende circule sur la touriste au brushing parfait qui a demandé "la nota, please".

 

 

Commentaires

Muchas gracias pour ce billet :)
mince ce n'est pas encore la bonne langue! cela serait il contagieux???

Ecrit par : Stéphanie | 27 août 2008

Oui mais ils sont pénibles ces étrangers, à ne pas tous parler le même étranger.

Ecrit par : Fyfe | 27 août 2008

"La touriste au brushing parfait": j'adore...

Ecrit par : maijo | 27 août 2008

Ça me fait penser au langage des agents de l'Antifrance, dans Super-Dupont !

Ecrit par : Comme une image | 28 août 2008

Le mieux, avec les Italiens, c'est de leur rouler une pelle direct.

C'est moins de travail.

Ecrit par : drenka | 28 août 2008

Et pourtant, c'est pas facile à placer un bon Danke schön... Mais je pense que tu en as fait le meilleur usage possible. Deuxième étoile d'italien direct, sans passer par le flocon!

Ecrit par : Natural Born blonde | 28 août 2008

A défaut d'avoir le cuissot gracile et tonique, je m'en vais avoir bientôt les abdos en tablette de chocolat, si tu continues à poster aussi souvent. Mais je risque alors de passer mes journées le t-shirt relevé à baver sur mon ventre, moyen glamour.

Ecrit par : oups | 28 août 2008

@ Stéphanie : Я тебя прошу!

@ Fyfe : oui, franchement, il est temps de faire quelquechose !

@ Maijo : ma devise, c'est "brushing toujours"

@ Comme une image : ah on touche aux limites de ma culturation, là !

@ Drenka : je suis bien d'accord, mais là, franchement, avec ce type, c'est pas possible, j'ai piscine...

@ Natural Born Blonde : merci ! je suis émue ! (surtout que le flocon de ski, je l'ai jamais eu) (un trauma d'enfance)

@ Oups : je pense que je devrais être remboursée par la sécurité sociale...

Ecrit par : Alinéa | 28 août 2008

ah tiens, toi aussi tu es polyglotte en Georges Clooney ?

Ecrit par : Cécile de Quoide9 | 28 août 2008

Je ne peux pas commenter, je suis trop occupée à recopier ta liste de survie de l'italiano.
Absolument.
George Clooney, George Clooney, George Clooney, Amaretto, George Clooney...

Ecrit par : fashion victim | 28 août 2008

longtemps mon italien s'est limité à Zegaffredo Zanetti... maintenant je sais aussi dire "Nespresso What Else ?"

Ecrit par : Cécile de Quoide9 | 29 août 2008

Nous vous remercions de votre blog. Je ne sais pas bien la langue française et avec l'aide de sites d'essayer de lui enseigner. Comment pense-je l'obtenir?

Ecrit par : Franc | 20 décembre 2008

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